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Récupérer son nom de domaine : ancien prestataire, expiré, pris

Nom de domaine au nom de l’ancien prestataire, expiré ou déjà pris : comment le récupérer, dans quel ordre, et les recours officiels de l’Afnic et de l’Icann.

Une main remet une clé à une autre au-dessus d'un bureau en bois, près d'un ordinateur portable

Pour récupérer votre nom de domaine, commencez par vérifier qui en est le titulaire dans l’annuaire Whois. S’il est à votre nom, demandez le code de transfert à votre bureau d’enregistrement : il ne peut pas vous le refuser, et vous confiez le nom à qui vous voulez. S’il est au nom de votre ancien prestataire, il faut son accord pour changer de titulaire, ou à défaut une médiation, puis une procédure de l’Afnic ou de l’Icann. Un nom expiré reste récupérable pendant 30 jours ; au-delà, il se rachète ou se conteste.

Le nom de domaine, c’est l’adresse de votre site et de vos e-mails. Celui qui le contrôle contrôle aussi votre messagerie et votre visibilité sur Google. Voici comment le reprendre en main, situation par situation, et comment ne plus jamais le perdre.

Qui possède vraiment votre nom de domaine

Trois acteurs se partagent un nom de domaine, et un seul en est propriétaire.

  • Le registre tient l’annuaire officiel d’une extension : l’Afnic pour le .fr, Verisign pour le .com. Vous n’avez presque jamais affaire à lui directement.
  • Le bureau d’enregistrement (OVHcloud, Gandi, IONOS, o2switch et bien d’autres) enregistre le nom pour son client, le renouvelle et gère sa zone DNS.
  • Le titulaire est le propriétaire légal. Lui seul peut décider d’un transfert, d’une cession ou d’une suppression.

Autour du titulaire gravitent un contact administratif et un contact technique, souvent l’agence qui a créé le site. Ils reçoivent des e-mails et gèrent les réglages, mais n’ont aucun droit sur le nom.

Qui détient quoi autour d’un nom de domaine Le registre (l’Afnic pour le .fr, Verisign pour le .com) tient l’annuaire officiel. Le bureau d’enregistrement (OVHcloud, Gandi, IONOS…) enregistre et renouvelle le nom pour le titulaire. Le titulaire est le propriétaire légal : lui seul décide d’un transfert ou d’une cession. Les contacts administratif et technique sont désignés par le titulaire mais n’ont aucun droit sur le nom. La zone DNS du domaine indique où se trouvent le site (hébergeur) et les e-mails (messagerie). Le registre Afnic pour le .fr, Verisign pour le .com tient l’annuaire officiel Le bureau d’enregistrement OVHcloud, Gandi, IONOS, o2switch… enregistre et renouvelle Le titulaire le propriétaire légal, idéalement vous seul à décider Contacts administratif et technique désignés, sans droit sur le nom La zone DNS du domaine indique où se trouvent le site et les e-mails Hébergeur du site enregistrement A Messagerie enregistrement MX
Qui détient quoi autour d’un nom de domaine Le registre (l’Afnic pour le .fr, Verisign pour le .com) tient l’annuaire officiel. Le bureau d’enregistrement (OVHcloud, Gandi, IONOS…) enregistre et renouvelle le nom pour le titulaire. Le titulaire est le propriétaire légal : lui seul décide d’un transfert ou d’une cession. Les contacts administratif et technique sont désignés par le titulaire mais n’ont aucun droit sur le nom. La zone DNS du domaine indique où se trouvent le site (hébergeur) et les e-mails (messagerie). Le registre Afnic pour le .fr, Verisign pour le .com tient l’annuaire officiel Le bureau d’enregistrement OVHcloud, Gandi, IONOS, o2switch… enregistre et renouvelle Le titulaire le propriétaire légal, idéalement vous seul à décider Contacts administratif et technique : désignés, sans droit sur le nom La zone DNS du domaine indique où sont le site et les e-mails Hébergeur du site enregistrement A Messagerie enregistrement MX
Le titulaire décide, le bureau d’enregistrement exécute, le registre tient l’annuaire. La zone DNS, elle, dit où se trouvent le site et les e-mails.

Vérifier qui est titulaire, en deux minutes

La fiche publique d’un nom de domaine s’appelle le Whois. Pour un .fr, consultez celui de l’Afnic sur afnic.fr ; pour un .com, l’outil de recherche de l’Icann, lookup.icann.org. La fiche indique :

  • le titulaire, sauf s’il s’agit d’un particulier : ses données sont alors masquées et remplacées par « Diffusion restreinte » ;
  • le bureau d’enregistrement, c’est-à-dire la société auprès de laquelle le nom est géré ;
  • la date d’expiration, à noter tout de suite dans votre agenda ;
  • l’état du nom : actif, gelé, bloqué, en rédemption.
Dans un atelier de maroquinerie, une vérification simple avant toute démarche : à quel nom le domaine est-il enregistré, et jusqu’à quand ?
Dans un atelier de maroquinerie, une vérification simple avant toute démarche : à quel nom le domaine est-il enregistré, et jusqu’à quand ?

Selon ce que dit la fiche, la suite n’a rien à voir.

Récupérer son nom de domaine : quelle démarche selon votre situation Consultez le Whois. Si le nom est à votre nom, demandez le code de transfert au bureau d’enregistrement et transférez-le. S’il est au nom de l’ancien prestataire, demandez-lui par écrit un changement de titulaire ; faute d’accord, médiation de l’Afnic, puis procédure SYRELI ou PARL Expert pour un .fr, UDRP pour un .com, ou justice. S’il a expiré, faites-le restaurer pendant la rédemption. S’il a été repris par un tiers, contactez le titulaire pour un rachat, ou contestez-le si vous avez des droits antérieurs. Consultez le Whois : que dit la fiche du nom de domaine ? À votre nom Demandez le code de transfert au bureau d’enregistrement, puis transférez le nom Au nom du prestataire Demande écrite de transmission, puis médiation de l’Afnic, SYRELI, UDRP, justice Expiré Faites-le restaurer pendant la rédemption par votre bureau d’enregistrement Repris par un tiers Contactez le titulaire pour un rachat, ou contestez si vous avez des droits
Récupérer son nom de domaine : quelle démarche selon votre situation Consultez le Whois. Si le nom est à votre nom, demandez le code de transfert au bureau d’enregistrement et transférez-le. S’il est au nom de l’ancien prestataire, demandez-lui par écrit un changement de titulaire ; faute d’accord, médiation de l’Afnic, puis procédure SYRELI ou PARL Expert pour un .fr, UDRP pour un .com, ou justice. S’il a expiré, faites-le restaurer pendant la rédemption. S’il a été repris par un tiers, contactez le titulaire pour un rachat, ou contestez-le si vous avez des droits antérieurs. Consultez le Whois : que dit la fiche du nom de domaine ? À votre nom Demandez le code de transfert au bureau d’enregistrement, puis transférez le nom Au nom du prestataire Demande écrite de transmission, puis médiation de l’Afnic, SYRELI, UDRP ou justice Expiré Faites-le restaurer pendant la rédemption, par votre bureau d’enregistrement Repris par un tiers Contactez le titulaire pour un rachat, ou contestez si vous avez des droits antérieurs
Quatre situations, quatre démarches : la fiche Whois du nom de domaine indique laquelle vous concerne.

Un nom de domaine bloqué chez un ancien prestataire ? On le récupère avec vous.

Cas n° 1 : le nom est à votre nom, mais géré par l’ancien prestataire

C’est la situation la plus fréquente, et la plus simple. Vous êtes titulaire, mais le nom est rangé dans le compte de votre prestataire chez son bureau d’enregistrement. Il vous faut le code de transfert, aussi appelé code d’autorisation, auth-info ou code EPP.

  1. Demandez le code par écrit à votre prestataire, ou directement au bureau d’enregistrement. Pour le .fr, l’Afnic prévoit que le bureau d’enregistrement remette ce code au titulaire, à la création du nom ou dans un espace dédié. Pour le .com et les autres extensions génériques, les règles de l’Icann lui imposent de le fournir au titulaire sous cinq jours calendaires, et lui interdisent de le refuser au seul motif d’un litige de paiement.
  2. Si le prestataire ne répond pas, adressez-vous au bureau d’enregistrement en justifiant de votre qualité de titulaire (extrait Kbis, pièce d’identité). Les grands bureaux d’enregistrement ont une procédure pour ce cas.
  3. Choisissez votre nouveau bureau d’enregistrement, idéalement avec un compte à votre nom, et lancez le transfert avec le code. L’opération est en général payante et inclut souvent une année de renouvellement.

Un nom en .com enregistré ou transféré depuis moins de 60 jours peut se voir refuser un nouveau transfert : c’est une règle de sécurité, pas un blocage de votre prestataire. Pour la suite, le déménagement du site lui-même est détaillé dans notre article sur la migration WordPress sans coupure.

Cas n° 2 : le nom est au nom de votre ancien prestataire

Certaines agences enregistrent le nom de domaine de leurs clients à leur propre nom, par facilité ou pour les garder captifs. Juridiquement, le titulaire est alors l’agence : il faut son accord pour une « transmission », c’est-à-dire un changement de titulaire. Voici l’ordre à suivre.

  1. Rassemblez vos preuves : devis, factures de création et de renouvellement du nom, contrat, échanges d’e-mails. Ils montrent que le nom a été enregistré pour vous et à vos frais.
  2. Demandez la transmission par lettre recommandée, en citant le nom de domaine et en joignant les preuves. Le changement de titulaire se fait chez le bureau d’enregistrement, avec la confirmation des deux parties.
  3. Si le prestataire est injoignable, l’Afnic met à disposition, pour le .fr, un formulaire de mise en relation avec le contact administratif du nom. C’est gratuit, sans garantie de réponse.
  4. Proposez une médiation. L’Afnic organise gratuitement une médiation pour les noms en .fr, à condition que l’autre partie l’accepte : les parties ont alors 7 jours ouvrés pour trouver une solution, et un accord de transmission s’applique immédiatement.
  5. Engagez une procédure de résolution des litiges. Pour le .fr, la procédure SYRELI de l’Afnic, ou PARL EXPERT menée avec l’OMPI. Le nom est gelé pendant la procédure et la décision est rendue dans les deux mois. Vous devez montrer que le nom porte atteinte à l’un de vos droits (dénomination sociale, nom commercial, marque, nom de famille) et que le titulaire n’a pas d’intérêt légitime ou agit de mauvaise foi. Pour le .com, l’équivalent est la procédure UDRP, qui suppose en pratique une marque.
  6. En dernier recours, la voie judiciaire, avec un avocat. Une décision de justice peut ordonner la transmission forcée du nom.

Si l’agence est en liquidation judiciaire, c’est le liquidateur désigné qui peut donner son accord : c’est à lui qu’il faut écrire. Et si elle a purement disparu, voyez aussi notre article votre prestataire web a disparu : que faire, dans quel ordre.

Une lettre recommandée, des preuves de paiement et un peu de méthode suffisent souvent à débloquer la situation sans aller plus loin.
Une lettre recommandée, des preuves de paiement et un peu de méthode suffisent souvent à débloquer la situation sans aller plus loin.

Cas n° 3 : le nom de domaine a expiré

Un nom qui n’est pas renouvelé ne disparaît pas tout de suite. Pour le .fr, une période de rédemption de 30 jours s’ouvre après l’expiration : seul le titulaire peut alors faire restaurer le nom, par l’intermédiaire de son bureau d’enregistrement, et aucun transfert ni changement de titulaire n’est possible. Pour le .com, un délai de grâce fixé par le bureau d’enregistrement précède une rédemption de 30 jours, puis une suppression en quelques jours.

Ce qui se passe après l’expiration d’un nom de domaine en .fr et en .com En .fr : à l’expiration, une période de rédemption de 30 jours permet encore au titulaire de faire restaurer le nom par son bureau d’enregistrement ; ensuite, le nom redevient libre, premier arrivé, premier servi. En .com : un délai de grâce variable selon le bureau d’enregistrement, puis 30 jours de rédemption et environ 5 jours de suppression en attente, avant que le nom redevienne libre. .fr Expiration Rédemption 30 jours Libre premier arrivé .com Expiration Grâce variable Rédemption 30 jours Suppression ≈ 5 jours Libre premier arrivé Pendant la rédemption, seul le titulaire peut faire restaurer le nom, via son bureau d’enregistrement.
Ce qui se passe après l’expiration d’un nom de domaine en .fr et en .com En .fr : à l’expiration, une période de rédemption de 30 jours permet encore au titulaire de faire restaurer le nom par son bureau d’enregistrement ; ensuite, le nom redevient libre, premier arrivé, premier servi. En .com : un délai de grâce variable selon le bureau d’enregistrement, puis 30 jours de rédemption et environ 5 jours de suppression en attente, avant que le nom redevienne libre. .fr à partir de l’expiration Rédemption 30 jours Libre premier arrivé .com à partir de l’expiration Grâce variable Rédemption 30 jours Suppression ≈ 5 jours Libre premier arrivé Pendant la rédemption, seul le titulaire peut faire restaurer le nom, via son bureau d’enregistrement.
Après l’expiration, le nom reste récupérable pendant la rédemption. Ensuite, il redevient libre et le premier qui le demande l’obtient.

Agissez vite, car la restauration est souvent facturée plus cher qu’un simple renouvellement, et parce que certaines sociétés surveillent les noms qui expirent pour les enregistrer dès qu’ils se libèrent. Une fois le nom supprimé, la règle est celle du premier arrivé, premier servi : l’Afnic ne tient ni liste d’attente ni pré-réservation. Certains bureaux d’enregistrement proposent un service de « backorder » qui tente d’enregistrer le nom à la seconde où il se libère, sans garantie.

Cas n° 4 : le nom a été enregistré par quelqu’un d’autre

Le nom est tombé dans le domaine public et un tiers l’a pris. Trois pistes, selon la situation :

  • Le racheter. Contactez le titulaire par le Whois, ou par le formulaire de mise en relation de l’Afnic pour un .fr. Pour la transaction, passez par un service de séquestre ou une plateforme spécialisée, qui ne libère le paiement qu’une fois le transfert effectué. Vérifiez au passage l’historique du nom sur la Wayback Machine d’archive.org, pour savoir à quoi il a servi.
  • Le contester si vous avez des droits antérieurs, comme votre dénomination sociale ou une marque déposée, et que le nouveau titulaire l’exploite de mauvaise foi : c’est le terrain de SYRELI pour le .fr et de l’UDRP pour le .com.
  • Signaler des coordonnées fausses. Pour le .fr, si vous pouvez prouver que le titulaire a donné des coordonnées fantaisistes, l’Afnic propose une procédure de justification, gratuite pour celui qui la lance. Faute de justification, les noms du titulaire sont supprimés en un peu plus d’un mois. Le nom redevient alors libre, et il faudra être le premier à le demander.

Ne plus jamais perdre la main sur votre nom de domaine

Quelques règles simples évitent l’essentiel des problèmes :

  • le titulaire est votre entreprise, avec une adresse e-mail que vous consultez ;
  • le compte chez le bureau d’enregistrement est à votre nom, avec la double authentification activée. Votre prestataire peut y être invité comme gestionnaire, sans en être propriétaire ;
  • le renouvellement est automatique, avec un moyen de paiement valide, et la date d’expiration figure dans votre agenda. Pour le .fr, un nom peut être enregistré jusqu’à dix ans ;
  • le verrouillage est activé, par exemple le service .fr Lock proposé par les bureaux d’enregistrement pour le .fr, qui empêche toute modification sans votre autorisation ;
  • la zone DNS est documentée, pour qu’un changement d’hébergeur ou de prestataire ne coupe ni le site ni les e-mails.
Une date d’expiration notée, un renouvellement automatique et un compte à votre nom : la meilleure assurance est aussi la plus simple.
Une date d’expiration notée, un renouvellement automatique et un compte à votre nom : la meilleure assurance est aussi la plus simple.

Chez ArWeb, c’est la règle de départ : vous restez propriétaire de votre nom de domaine et de vos accès, et vous pouvez partir quand vous voulez avec tout ce qui vous appartient. Avec l’hébergement WordPress, je gère le renouvellement, la zone DNS et les e-mails, sans jamais mettre le nom à mon nom. Vous cherchez un nouveau nom ? L’outil vérifier la disponibilité d’un nom de domaine vous répond en quelques secondes.

Questions fréquentes

Mon ancien prestataire peut-il garder mon nom de domaine ?

S’il en est le titulaire, il en est juridiquement propriétaire, et il faut son accord pour le changer de titulaire. Des factures ou un contrat prouvant que le nom a été enregistré pour vous et à vos frais pèsent lourd, d’abord dans la négociation, puis en médiation, dans une procédure SYRELI ou devant un juge. S’il est seulement contact administratif ou technique, il n’a aucun droit sur le nom.

Combien de temps prend le transfert d’un nom de domaine ?

Une fois le code de transfert obtenu, l’opération prend de quelques heures à quelques jours selon l’extension et les bureaux d’enregistrement. Le plus long est souvent d’obtenir le code lui-même quand l’ancien prestataire traîne.

Quelle différence entre un transfert et une transmission ?

Le transfert change le bureau d’enregistrement : le titulaire reste le même. La transmission change le titulaire, c’est-à-dire le propriétaire. Quand le nom est au nom de votre ancien prestataire, il faut une transmission ; quand il est déjà à votre nom, un transfert suffit.

Faut-il un avocat pour récupérer un nom de domaine ?

Pas pour un transfert, ni en général pour une transmission acceptée à l’amiable. Pour une procédure SYRELI, UDRP ou judiciaire, un avocat ou un conseil en propriété industrielle est vivement recommandé, surtout si l’autre partie conteste.

Que devient mon site pendant la récupération du nom de domaine ?

Tant que le nom reste actif et que sa zone DNS n’est pas modifiée, le site et les e-mails continuent de fonctionner. Le danger, c’est l’expiration pendant le litige : surveillez la date et, si besoin, demandez que le renouvellement soit assuré en attendant.

Votre nom de domaine est bloqué chez un ancien prestataire, ou vous n’êtes pas sûr d’en être propriétaire ? Exposer ma situation : je vérifie avec vous le Whois, je vous dis quelle démarche engager et je m’occupe du transfert et de la zone DNS. Premier échange gratuit, réponse sous 48 h ouvrées.

Thomas, fondateur d’ArWeb

Développeur WordPress et consultant SEO depuis 2010, à Jugon-les-Lacs. Il conçoit, référence et maintient des sites pour des entreprises, associations et communes, en Bretagne et partout en France.

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