Le brief
Anne Lefebvre a passé quinze ans au secrétariat de rédaction d’un quotidien régional avant de fonder Plein Texte, en 2009, avec Julien Marchand, directeur artistique. L’agence compte neuf personnes, au premier étage d’une maison à pans de bois près de la place Saint-Marc. Elle travaille pour des communes et des intercommunalités de Seine-Maritime et de l’Eure, des PME industrielles et quelques coopératives.
La demande d’Anne était précise, comme ses relectures : « Notre site date de 2017 et montre des logos. Les directeurs de la communication qui nous consultent veulent savoir comment on a traité un magazine municipal ou une campagne de recrutement, et avec qui ils vont travailler. »
Ce qu’on a compris
Le visiteur d’un site d’agence n’achète pas sur un coup de cœur. Il prépare une consultation, compare trois dossiers, et doit justifier son choix devant un élu ou un directeur général. Une grille de visuels lui montre un style ; elle ne lui dit rien de la demande de départ, des contraintes ni de la méthode.
Plein Texte a une particularité rare, que l’ancien site taisait : l’agence commence chaque projet par une page de texte, validée par le client avant toute image. C’est sa méthode et son nom. Le nouveau site devait l’appliquer à lui-même : écrit d’abord, dessiné ensuite.
Deux points de rigueur comptaient pour ce public. La cession des droits, que les acheteurs publics lisent de près, devait être expliquée dans la méthode. Et l’achat d’espace, que l’agence pratique pour ses campagnes, se fait sur mandat écrit de l’annonceur : le site le dit simplement.
Nos choix
Un héros sans photo. Le titre, « Nous écrivons avant de dessiner », occupe le premier écran en grands caractères, avec trois lignes d’explication et deux boutons. Une bande de mots défile juste en dessous pour dire les métiers sans liste à puces.
Les études de cas avant les services. Trois projets racontés depuis la demande, chacun avec son secteur, sa contrainte, ce qui a été livré et un résultat modeste et vérifiable. Les clients ont préféré l’anonymat sur le site ; l’agence les nomme dans ses dossiers de candidature, avec leur accord.
Une méthode qu’on peut citer. Cinq étapes, avec leurs délais, le nombre d’allers-retours compris et la cession de droits. Un acheteur public peut la recopier dans son rapport d’analyse.
Des visages. L’équipe est nommée, rôle par rôle, avec une phrase sur chacun. Une page collectivités s’adresse aux services communication et aux acheteurs publics ; une lettre trimestrielle, adressée à des professionnels, annonce dès l’inscription qu’on peut s’en désabonner en un clic.
Le style. L’habillage swiss, avec sa grille, ses filets noirs et ses sur-titres entre parenthèses, rappelle une maquette de magazine. Noir, papier et rouge correcteur, titres en Syne, texte en Geist. L’accueil se charge vite en 4G : aucune vidéo, aucune animation lourde.
La réalisation
Le site compte quatre pages intérieures : les études de cas filtrées par secteur, les métiers en détail avec ce que l’agence confie à des partenaires, l’équipe et le recrutement, la demande de brief. Chaque étude de cas suit un modèle de page à rubriques fixes : Nadia en publie une nouvelle en une demi-heure, accord écrit du client à l’appui.
Le dossier de références pour les consultations publiques se génère en PDF depuis le site. L’agence reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





