Le brief
Maud Osmont peint à Honfleur depuis 2008. Huile sur toile et sur papier, trois séries en cours sur l’estuaire de la Seine, un atelier ouvert le samedi et deux galeries partenaires, l’une à Honfleur, l’autre à Paris. Elle vit de ses toiles, et une bonne part de ses ventes se décide après coup, loin de l’atelier.
Elle a décrit ce moment avec précision : « Les gens voient une toile au salon ou à la galerie, repartent, et me retrouvent sur Instagram trois semaines plus tard. Ils m’écrivent : elle est encore là, combien, quelle taille ? Je voudrais qu’ils aient la réponse avant de m’écrire, et qu’ils puissent la réserver. »
Ce qu’on a compris
Un achat de peinture se décide rarement sur place. On en parle chez soi, on mesure le mur, on y repense. Quand l’envie revient, il faut retrouver la toile, savoir si elle est encore disponible, connaître son prix. Instagram montre le travail, mais ne dit ni la taille, ni le prix, ni si l’œuvre est partie.
Maud refusait les « prix sur demande », qui découragent ceux qui n’osent pas écrire. Elle tenait aussi à ses galeries : les toiles qu’elle leur confie devaient rester visibles sans leur faire concurrence. Et elle voulait que ses droits soient clairs, sans ton menaçant.
Nos choix
L’atelier dans le premier écran. Le héros collage réunit trois images : Maud à son chevalet, une toile de l’estuaire, un détail de la touche. La note manuscrite rappelle que l’atelier est ouvert le samedi. La démarche suit, en deux phrases signées, sans vocabulaire de catalogue.
Des œuvres avec leur prix et leur statut. Chaque toile porte sa technique, ses dimensions, son année, son prix et un statut : disponible, réservée, en galerie. Maud change ce statut depuis son téléphone le soir d’un vernissage. Les toiles confiées aux galeries renvoient vers elles, comme convenu avec ses galeristes.
La taille réelle avant tout. Sur un écran, un grand format ressemble à une vignette. Un bloc montre chaque œuvre sur un mur, à l’échelle, et propose un montage à partir de la photo du mur du visiteur. La réservation de sept jours laisse le temps d’une visite.
Les commandes cadrées. Quatre étapes et des prix : l’esquisse payante que l’on garde, l’acompte, le délai. Le formulaire demande la photo du mur et une mesure. Maud sait avant de répondre si le projet lui correspond.
Les droits en langage clair. Les conditions de vente expliquent le retour sous quatorze jours pour un achat à distance, l’exclusion des commandes, la différence entre posséder une toile et en détenir les droits, et le droit de suite en cas de revente par un professionnel.
Un dessin de papier et de lumière. Habillage maison, Instrument Serif, fond papier, gris-bleu d’estuaire et ocre. Les photos d’œuvres sont prises bien droites, en lumière du jour, sans reflet.
La réalisation
Le site compte l’accueil, les œuvres et les archives, les commandes, les expositions et l’atelier. Maud ajoute une toile avec trois photos et sa fiche, et marque une œuvre vendue en un geste. Les images sont allégées pour les téléphones ; les originaux restent pour la presse.
Les visiteurs s’inscrivent volontairement aux invitations de vernissage. Maud reste propriétaire de son nom de domaine, de ses images et de ses textes.





