Le brief
Karim Haddad a passé dix ans comme assistant sur des tournages publicitaires avant de fonder Bout d’Essai en 2013 avec Lucie Morel, productrice. Ils sont quatre permanents, dans un atelier de montage au fond d’une cour près de Voltaire, et travaillent avec des techniciens intermittents qu’ils rappellent d’un projet à l’autre. Leurs clients : des PME et des ETI d’Île-de-France, des fédérations qui organisent des congrès, parfois des agences de communication.
La demande est venue de Lucie : « Notre bande démo mettait douze secondes à démarrer sur un téléphone. Et nos clients découvrent le jour du tournage qu’il faut faire signer les salariés filmés. » Deux problèmes très différents, un même symptôme : un site qui ne préparait pas le client.
Ce qu’on a compris
Un client qui cherche une société de production veut voir des films avant de lire quoi que ce soit. Encore faut-il qu’ils démarrent. Une vidéo lourde posée sur le serveur, en lecture automatique, laisse un écran noir en 4G : le directeur de la communication qui ouvre le lien dans le train repart avant la première image.
Une fois convaincu par les images, ce même client a besoin d’un cadre : combien de temps, combien d’argent, qu’est-ce qu’il doit préparer. Les autorisations des personnes filmées, les licences musicales et les vues de drone sont les trois sujets qui font déraper un tournage quand ils arrivent trop tard. Le drone en particulier : filmer au-dessus de l’espace public en agglomération sort de la catégorie ouverte, ce que beaucoup de clients parisiens ignorent.
Nos choix
Le plein cadre, puis la bande démo. Le héros montre un tournage en atelier, avec l’en-tête transparent posé dessus, et une carte qui annonce la bande démo : une minute quarante, lancée au clic. Juste en dessous, la bande démo s’affiche comme une image légère. Le lecteur ne se charge qu’à la demande, depuis une plateforme vidéo.
Des films avec leur contexte. Chaque réalisation porte sa commune, son année, sa durée et son usage : site, salons, réseaux en format vertical. Le filtre par format permet à un responsable RH de ne voir que les vidéos de recrutement.
Les budgets, sans détour. Un tableau donne des fourchettes par format, déclinaisons comprises. C’est rare dans le métier, et c’est ce qui trie les demandes : un client qui dispose de 2 000 € le sait avant d’écrire.
Les droits avant le tournage. Une section entière explique les autorisations des personnes filmées, la musique, le drone et les usages cédés, avec la liste de ce que le client prépare de son côté. Les modèles se téléchargent sur la page Méthode.
Le style. L’habillage brut sur fond presque noir évoque une salle de montage : titres en capitales Bebas Neue, jaune clap pour les boutons, texte en Inter Tight. Aucune animation lourde, aucune vidéo en lecture automatique. La citation de Karim sur le salarié qui oublie la caméra résume l’approche.
La réalisation
Le site compte quatre pages intérieures : les films classés par format avec deux études de cas, la méthode avec les documents à préparer, l’équipe et le matériel, la demande de devis. Le formulaire change ses questions selon le format choisi. Les montages de travail sont visionnés et commentés sur une page privée, à la seconde près.
Bastien ajoute chaque nouveau film avec son image d’aperçu, sa durée et son usage, une fois l’accord du client obtenu. L’agence reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





