Le brief
Halage FM émet à Laval depuis 1984. Radio associative, studio au bord de la Mayenne, trois salariés et une cinquantaine de bénévoles qui animent une vingtaine d’émissions. Romain Chauvin dirige l’antenne, Sophie Letort fait l’information locale, Kévin Blanchard tient la technique et commente le sport.
Leur demande tenait en une liste de frustrations : « Sur notre vieux site, le lecteur se coupe dès qu’on change de page, et nos interviews disparaissent après diffusion. Les associations nous envoient leurs annonces sur Messenger, les commerçants ne savent pas qu’on vend de la publicité. On voudrait un site qui ressemble à la radio : vivant, local, simple. »
Ce qu’on a compris
La plupart des visiteurs arrivent avec une seule idée : écouter. Ils veulent un bouton de lecture qui marche du premier coup, sur tous les téléphones, et qui continue pendant qu’ils lisent l’agenda. Le reste du site sert ce qui fait la valeur d’une radio locale : les interviews d’acteurs du territoire, le sport du week-end, les sorties. Écrits et classés, ces contenus se retrouvent sur Google longtemps après leur passage à l’antenne.
Deux autres publics avaient besoin d’une porte. Les associations, qui veulent annoncer leur fête sans chercher à qui écrire. Et les commerçants, pour qui passer un message à la radio se décide vite, entre deux clients, à condition de trouver la zone, les formats et un contact.
Nos choix
Le direct avant tout. Le héros centré tient en trois mots, « Laval, en direct », avec la carte de l’émission en cours : son nom, ses horaires, l’invité de 8 h 10. Le lecteur reste en bas de l’écran sur toutes les pages. La barre d’infos rappelle les fréquences et ce qui passe à l’antenne.
La grille en texte. Toute la semaine, émission par émission, avec les animateurs. Elle se modifie en une minute à chaque changement de saison, et la grille d’été est annoncée.
Des émissions qui restent. Chaque interview a son épisode, daté et résumé : la présidente du club de canoë, la banque alimentaire, les élèves qui interrogent le maire. Une page explique pourquoi les podcasts gardent la parole et laissent de côté la musique : la licence légale couvre la radio, pas l’écoute à la demande.
Une porte par public. L’agenda du week-end mène au formulaire des associations, gratuit, validé en un clic par Sophie. Un bandeau s’adresse aux commerçants et mène à l’offre annonceurs : trois formules chiffrées, un kit daté et une note qui rappelle que l’offre reste dans les limites de la convention avec l’Arcom.
Un dessin d’antenne. Habillage brut, Archivo en capitales, noir, blanc cassé et rouge « à l’antenne ». Les photos demandées montrent le studio, les directs sur les marchés et les bénévoles à la console, pas des micros de banque d’images.
La réalisation
Le site compte l’accueil, l’écoute, les podcasts, l’offre annonceurs et le formulaire des associations. Le lecteur a été testé sur iPhone, Android et ordinateur, en 4G, avant la mise en ligne. Les épisodes arrivent automatiquement depuis l’hébergeur de podcasts, et chaque animateur bénévole a un compte limité à sa propre émission.
Le titre en cours s’affiche à partir du logiciel de diffusion, avec l’historique de l’heure. Halage FM reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès, et on revoit la grille et le kit annonceurs avec l’équipe à chaque rentrée.





