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Cahier des charges du site internet d’une mairie : le guide

Accessibilité RGAA, publication des actes, autonomie du secrétariat, propriété du domaine : ce que doit prévoir le cahier des charges du site d’une commune.

Drapeau français flottant sur la façade d’un bâtiment public

Le cahier des charges du site d’une mairie doit couvrir quatre sujets : les obligations légales (accessibilité, publications officielles), l’autonomie du secrétariat qui fera vivre le site, la reprise des contenus existants, et un cadre de commande qui garantit que la commune reste propriétaire de tout. Un site communal n’est pas un site vitrine comme les autres. Il est tenu par des agents dont ce n’est pas le métier, et il s’inscrit dans les règles de la commande publique. Ce guide s’adresse aux communes qui n’ont ni service informatique ni chargé de communication.

Les obligations légales, souvent oubliées

L’accessibilité. Un site public doit être conforme au référentiel général d’amélioration de l’accessibilité (RGAA), publier une déclaration d’accessibilité et un schéma pluriannuel de mise en accessibilité. C’est une obligation légale, et une affaire de bon sens : le site de la mairie s’adresse à tous les habitants, y compris ceux qui voient mal ou sont peu à l’aise avec un écran. Le cahier des charges doit demander explicitement la conformité et la rédaction de la déclaration.

Les mentions et la transparence. Mentions légales et politique de confidentialité (RGPD) sont un minimum. Selon la taille de la commune et le mode de publicité retenu par le conseil, le site sert aussi à publier des actes : arrêtés, délibérations, procès-verbaux des séances. Prévoyez un espace de publication daté et classé, facile à alimenter.

L’information pratique en un ou deux clics. Horaires de la mairie et des services, démarches, contacts, location de salles : c’est ce que la plupart des visiteurs viennent chercher. Ces pages doivent être accessibles depuis l’accueil, et non enfouies sous les actualités.

Le critère décisif : l’autonomie du secrétariat

La vie d’un site communal se joue après la mise en ligne. Qui publie le procès-verbal du conseil, l’alerte travaux, l’annonce de la fête communale ? Si la réponse est « le prestataire, sur demande », le site s’éteint à petit feu.

Une secrétaire à son poste de travail : c’est elle qui publiera comptes rendus et alertes, l’outil doit donc être à sa mesure.
Une secrétaire à son poste de travail : c’est elle qui publiera comptes rendus et alertes, l’outil doit donc être à sa mesure.

Le cahier des charges doit donc exiger :

  • une administration simple, en français, limitée à ce dont le secrétariat se sert vraiment ;
  • une formation sur le site réel, avec les vrais contenus de la commune, pas sur une démonstration ;
  • un mémo écrit des manipulations courantes ;
  • un interlocuteur joignable quand une question se pose, plutôt qu’une plateforme de tickets anonyme.

C’est ainsi que je travaille avec les communes, comme je l’explique sur la page sites de mairies et collectivités.

Un projet de site en tête ? Parlons-en simplement.

Les contenus : l’inventaire avant le design

Une commune a déjà beaucoup de matière : bulletins municipaux, arrêtés, photos, histoire locale. Le cahier des charges doit dire qui trie, qui numérise, qui rédige les pages de démarches, et ce qu’on reprend de l’ancien site s’il existe. Ce poste fixe le calendrier réel, bien plus que la technique.

Pensez aussi aux droits : droit à l’image des habitants photographiés, droits d’auteur sur les photos d’archives, conditions d’usage du blason et du logo.

Les contenus fixent le calendrier réel, bien plus que la technique.

Propriété, réversibilité, maintenance : trois clauses du cahier des charges

Pour la plupart des petites communes, le montant d’un site permet une procédure simple. Le cahier des charges sert alors à comparer des offres qui décrivent le même travail. Trois exigences sont à écrire noir sur blanc :

  • la propriété : le nom de domaine (en .fr, au nom de la commune), l’hébergement et les contenus appartiennent à la commune ;
  • la réversibilité : en fin de contrat, la commune repart avec son site, ses accès et ses sauvegardes ;
  • la maintenance : mises à jour, sauvegardes et assistance, avec un périmètre écrit. Un site communal laissé sans mises à jour devient une faille de sécurité, surtout s’il reçoit des formulaires remplis par les habitants.
Une réunion de travail autour d’une table couverte de documents : propriété du domaine, réversibilité et maintenance se fixent par écrit, avant la commande.
Une réunion de travail autour d’une table couverte de documents : propriété du domaine, réversibilité et maintenance se fixent par écrit, avant la commande.

Un calendrier réaliste

Délibération, collecte des contenus, validation par les élus, formation du secrétariat : un site communal se construit raisonnablement en quelques mois. Prévoyez peu de jalons de validation, et courts : une maquette, une recette, une mise en ligne. Un circuit d’allers-retours sans fin épuise tout le monde, élus compris.

Par où commencer

Si votre commune part de zéro ou d’un site à bout de souffle, commencez par un état des lieux : ce qui existe, ce qui est obligatoire, ce qui manque. Je peux vous transmettre une trame de cahier des charges adaptée à la taille de votre commune : demandez-la, c’est sans engagement et vous avez une réponse sous 48 h ouvrées. Pour voir à quoi ressemble un site pensé pour être tenu par un secrétariat, parcourez les exemples par métier et la page sites de collectivités.

Thomas, fondateur d’ArWeb

Développeur WordPress et consultant SEO depuis 2010, à Jugon-les-Lacs. Il conçoit, référence et maintient des sites pour des entreprises, associations et communes, en Bretagne et partout en France.

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