Le brief
Maison Lecanu est une bijouterie ouverte en 1962 au centre de Caen. Mathieu, bijoutier-joaillier, l’a reprise en 2009 ; Hélène, formée à la gemmologie, reçoit les clients. L’atelier se voit depuis le comptoir, et Théo, apprenti en deuxième année, y fait les réparations.
Deux irritants ont déclenché le projet. « Le samedi à 17 heures, des couples arrivent sans prévenir et je sors toute la vitrine pendant une heure. Et pour le rachat d’or, je veux qu’on arrête de nous confondre avec ceux qui affichent « au cours du jour » sans jamais donner un prix. » Le site existant se résumait à une page d’adresse et à un diaporama de bagues sans prix.
Ce qu’on a compris
Une bague de fiançailles se prépare longtemps, souvent en ligne, souvent à deux. Le couple compare les métaux, se fait une idée du budget, puis choisit la bijouterie qui lui inspire confiance. S’il arrive avec deux modèles repérés et un budget, l’heure passée en boutique sert à conseiller. Sinon, elle sert à tout sortir.
La confiance passe par la précision. Le titre en millièmes, le nom exact de chaque pierre, un traitement signalé : ce sont des obligations, et ce sont aussi les réponses aux questions d’un client prudent. Même logique pour le rachat d’or : afficher le prix, décrire le contrat et le délai de 48 heures, c’est rassurer les vendeurs de bonne foi et tenir à distance les autres.
Nos choix
Le rendez-vous dans le héros. Le premier écran propose un créneau : motif, budget indicatif, heure du samedi. Hélène sait avant l’arrivée du couple ce qu’elle doit préparer. Le titre, « Choisir une bague, au calme et sur rendez-vous », résume la façon de travailler de la maison.
Des fiches au millième. Chaque bague donne son métal et son titre, la pierre, son poids, son traitement, et précise « naturel » ou « synthétique ». Le bandeau de réassurance le promet juste sous le héros, et la FAQ explique pourquoi le mot « semi-précieux » n’apparaît nulle part.
L’atelier montré. La transformation d’un bijou de famille a son bloc, avec une orientation sur photo et un délai annoncé. Les réparations suivent en accordéon, avec un prix de départ et une durée pour chacune. C’est ce qui différencie une maison avec établi d’une simple vitrine.
Le rachat d’or en tableau, sur fond sombre. Le prix d’achat par titre, daté du jour, puis le déroulé en quatre étapes : pesée devant vous, contrat écrit, 48 heures, virement ou chèque barré. Rien de plus, rien de moins que ce que la réglementation demande, dit clairement.
Le style d’une maison discrète. Habillage luxe, logo centré, grandes marges, capitales espacées. Marcellus, une capitale gravée, pour les titres ; Inter Tight pour les fiches. Vert bouteille, or pâle et ivoire. Les photos seront prises en macro, sans retouche de couleur des pierres, pour qu’aucun client ne soit déçu en boutique.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les fiançailles et alliances, l’atelier, le rachat d’or et la prise de rendez-vous. Hélène ajoute une pièce depuis la boutique, avec les champs obligatoires déjà prévus : titre, pierre, traitement, poids. Mathieu met à jour le prix d’achat de l’or chaque matin en une minute, et la date se modifie avec lui.
Chaque réparation reçoit un numéro, et le client reçoit un message quand elle est prête. Avant la Saint-Valentin et la saison des mariages, on revoit ensemble les pages à mettre en avant. La maison reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





