Le brief
Maëlle travaille seule dans un ancien atelier textile de Villefranche-sur-Saône, avec deux tours et un four de 200 litres. Ses revenus reposent sur deux activités : la vente de pièces en grès et les stages de tournage. Toutes les trois semaines environ, elle ouvre le four et annonce la cuisson sur Instagram. La soirée se passe ensuite à répondre aux messages, et les pièces partent à ceux qui ont vu la publication les premiers, sans paiement ni suivi.
Ses mots : « Je veux une vente propre à chaque sortie de four, et des stages qui se remplissent sans que je quitte le tour pour décrocher. »
Ce qu’on a compris
L’atelier vit au rythme des cuissons. On pouvait en faire un rendez-vous : une vente qui ouvre à heure fixe, annoncée à l’avance, où chacun a sa chance. Les clientes fidèles savent quand revenir, les nouveaux venus comprennent que les pièces partent vite.
Le futur stagiaire a d’autres questions. Faut-il savoir dessiner ? Que faut-il porter ? Combien de pièces rapporte-t-on, et quand ? La réponse à la dernière surprend souvent : une pièce tournée doit sécher, cuire une première fois, être émaillée puis cuire à nouveau. Trois semaines au moins. Mieux vaut l’expliquer sur la page du stage qu’au moment de partir.
Nos choix
Un rendez-vous fixe. La date de la prochaine vente s’affiche sur le héros et dans le bloc d’inscription à la lettre, qui part le jeudi d’avant. Le stock est géré à la pièce : une pièce unique vendue disparaît, une série affiche ce qu’il en reste. Les seconds choix ont leur rayon, photo du défaut comprise.
Un tutoiement assumé. Maëlle parle ainsi à ses stagiaires et à sa communauté ; le site parle comme elle, à la première personne. Le vocabulaire de l’atelier est gardé, et expliqué en une phrase quand il le faut.
Le design. Habillage boutique, en-tête minimal, héros en collage de trois images : les mains, un bol, l’atelier. Pas de bouton dans le héros, la date de la vente suffit. La Syne, une linéale au dessin irrégulier, rappelle le geste du tour ; la Work Sans reste lisible sur téléphone. Vert céladon et terre cuite sur un fond couleur grès.
Des stages qui se réservent seuls. Trois formules avec leur prix, un calendrier des dates, les places restantes, l’acompte en ligne et une frise qui explique les trois semaines d’attente. Une petite extension WordPress, écrite pour l’atelier, calcule les places et synchronise chaque inscription avec son agenda. C’est l’exemple de code présenté sur notre page consacrée au développement WordPress.
Le référencement. Des pages pour « stage tournage poterie Villefranche-sur-Saône » ou « cours de poterie Beaujolais », des stages publiés comme événements datés, des pièces décrites avec prix et disponibilité dans les données structurées.
La réalisation
Trois rubriques principales, huit pages en tout : la boutique à la pièce, les stages avec acompte, l’atelier et la vaisselle pour restaurants. Maëlle met une cuisson en ligne en une soirée depuis son téléphone, photos prises sur l’établi, programme l’ouverture du dimanche et duplique un stage pour en ouvrir un nouveau.
Après la mise en ligne, on regarde avec elle le rythme des ventes à chaque ouverture, le remplissage des stages et les inscriptions à la lettre. Avant les fêtes et avant l’été, on prépare ensemble les cartes cadeaux et le calendrier des stages. D’autres boutiques d’artisans sont présentées sur notre page création de site e-commerce.





