Le brief
Claire dirige une école de voile associative sur le port de Granville. L’été, les stages affichent complet ; aux vacances de printemps et de la Toussaint, des places restent libres alors que des familles cherchent justement une activité pour leurs enfants. Les inscriptions se faisaient au téléphone et au comptoir, sur des fiches papier. Quand les moniteurs sont sur l’eau, personne ne décroche. Et quand le vent forcit, il faut rappeler chaque famille pour décaler la séance.
Sa demande tenait en trois points : répondre calmement aux questions des parents, montrer les places qui restent, prévenir tout le monde d’un report en un seul message.
Ce qu’on a compris
Les parents n’achètent pas un bateau, ils confient un enfant. Leurs questions sont toujours les mêmes : quel stage pour un enfant de sept ans qui n’a jamais navigué, faut-il savoir nager, que se passe-t-il s’il y a trop de vent, que mettre dans le sac, peut-on regarder depuis la digue. S’ils ne trouvent pas la réponse, ils appellent, ou ils inscrivent leur enfant ailleurs.
La voile a aussi sa contrainte propre : la marée. À Granville, où la mer monte de plus de dix mètres aux grandes marées, on navigue autour de la pleine mer, et les horaires changent chaque jour. Un planning fixe ne dit pas la vérité ; il fallait le montrer tel qu’il est.
Nos choix
Une entrée par âge. Personne n’a besoin de savoir ce qu’est un optimist pour inscrire son enfant. Sous le héros, quatre tuiles partent de l’âge : 4-6 ans, 7-11 ans, ados, adultes. Chaque stage détaille le bateau, le déroulé de la semaine et ce que l’enfant saura faire le vendredi.
Le planning de la marée. Le composant central de l’accueil est la semaine de stage, jour par jour, avec des horaires qui avancent au rythme de la pleine mer et les places restantes pour chaque groupe. Une note explique pourquoi l’heure change, et comment on est prévenu la veille.
La sécurité dite franchement. Une section entière explique qui décide de sortir, ce qui se passe quand le vent est trop fort, combien de bateaux suit un moniteur. Les niveaux de la Fédération sont expliqués avec des mots de parents, chaque terme de voile traduit au passage.
Le style. Habillage Séjour, formes arrondies et photos de vraie pratique. Le héros plein cadre porte une carte de repères : âges, niveaux, saison. Le logo trône au centre de l’en-tête, sous une barre d’annonce qui signale les stages ouverts. Titres en Josefin Sans, qui rappelle les affiches des clubs nautiques ; texte en Work Sans, lisible en plein soleil. Bleu marine, blanc, et le rouge des bouées de signalisation pour les boutons.
Le référencement. Chaque stage répond à une recherche précise : stage d’optimist dans la Manche, stage de voile enfant à Granville, stage de voile à la Toussaint. Les réponses aux questions des parents sont écrites en tête, sous une forme que Google et les assistants IA reprennent volontiers.
La réalisation
Le site compte cinq pages, et c’est l’école qui pilote le planning : elle ouvre les semaines, fixe les places par groupe, saisit les horaires de la marée et ferme un groupe complet. L’inscription réunit fiche sanitaire, attestation et paiement dans un seul parcours sur téléphone. Un report météo part par SMS à toutes les familles inscrites à la séance.
Après la première saison, on regarde ensemble les stages qui se remplissent tôt, ceux qui restent ouverts et les étapes où les parents abandonnent l’inscription.





