Le brief
Brasix assemble des cartes électroniques à Angers depuis 2008. Hélène Marchais, ingénieure méthodes, a fondé l’entreprise avec deux anciens collègues. Cinquante-quatre salariés aujourd’hui, deux lignes CMS, un atelier de câblage et six bancs de test. Ses clients fabriquent des équipements ferroviaires, de l’instrumentation, des appareils médicaux. Presque tous ont signé avec elle un accord de confidentialité.
Le premier rendez-vous s’est tenu en visio, avec Hélène et sa responsable qualité. La demande est venue sans détour : « Nos clients nous interdisent de montrer leurs cartes. Sur notre ancien site, il n’y avait donc rien. Je veux qu’on voie nos moyens, et qu’un acheteur sache où vont ses fichiers avant de nous les envoyer. »
Ce qu’on a compris
Beaucoup de sous-traitants en électronique en concluent qu’ils n’ont rien à montrer. C’est l’inverse. Le donneur d’ordre veut voir des lignes et leurs capacités, des méthodes de test, une organisation de la traçabilité. Tout cela appartient à Brasix.
La deuxième question se pose avant même le premier échange : où vont atterrir la nomenclature et les fichiers de fabrication ? Un acheteur prudent n’envoie rien tant qu’il ne le sait pas. Le secret des affaires protège une information à condition que son détenteur prenne des mesures raisonnables. Un circuit de réception écrit en fait partie, et le site pouvait le montrer.
Enfin, Hélène recrute des opérateurs et des techniciens de test, dans un bassin où plusieurs employeurs de l’électronique se disputent les mêmes profils.
Nos choix
Un en-tête minimal et un héros éditorial. Le logo, un menu en plein écran, un seul bouton. Le titre, « Vos cartes ne quittent l’atelier que pour chez vous », pose la confidentialité comme une promesse de méthode. Les photos montrent des lignes et des mains, sur des cartes de démonstration.
Les métiers en accordéon. Sept étapes, de l’industrialisation à la réparation, chacune avec ce qui est fait et ce qui est remis. Un acheteur ouvre celle qui le concerne.
Les moyens en tableau. Formats de carte, taille des composants, inspection, bancs de test : des capacités écrites, comme le demande un service méthodes. La note précise qu’aucune carte client ne figure sur le site.
Le circuit des fichiers en bandeau sombre. Cinq étapes, de l’accord de confidentialité à la suppression datée. C’est le composant qui distingue le site. Le formulaire de consultation le prolonge : il demande quantités, cadence et niveau de test, et précise de ne joindre aucun fichier avant l’accord.
Des références sans nom. Secteur, technologie, volume, difficulté résolue. La FAQ traite la question RoHS avec exactitude : la déclaration revient au fabricant de l’équipement, pas au sous-traitant.
Le style clinique. Instrument Sans, bleu profond et cuivre, un motif de pastilles qui évoque les plages de brasage. Propre et précis, comme une zone protégée.
La réalisation
Le site compte une page par métier, les moyens de production, la qualité, la confidentialité, les références, le recrutement et la demande de consultation. Le modèle d’accord se télécharge en français et en anglais. L’espace de dépôt s’ouvre après signature, avec des accès nominatifs et une suppression programmée.
La responsable qualité met à jour les certificats et la liste des personnes certifiées. Hélène publie les offres d’emploi. On revoit ensemble la page confidentialité chaque année, et Brasix reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





