Le brief
Aplomb Certification audite depuis 2004 les systèmes de management des entreprises, puis, depuis quelques années, les organismes de formation pour Qualiopi. Isabelle Fontanel le dirige depuis le 15e arrondissement de Paris, avec neuf salariés au siège et trente-quatre auditeurs répartis entre l’Île-de-France, la Normandie et le Centre-Val de Loire.
Le premier échange, en visio, a commencé par une plainte : « On passe nos journées au téléphone à confirmer que tel certificat est valide, et à expliquer qu’on ne peut pas aider une entreprise à se préparer. Le site doit répondre aux deux à notre place. » L’ancien site présentait les référentiels en trois lignes, un logo d’accréditation en bandeau sur toutes les pages, et aucun annuaire.
Ce qu’on a compris
Le site a deux lecteurs qui ne se croisent jamais. Le premier prépare une certification : il veut savoir si son référentiel est couvert, combien de jours d’audit prévoir, comment se passent les étapes et quand il peut obtenir une date. Le second est un acheteur ou un financeur. Il veut vérifier, vite, qu’un certificat est valide.
Dans ce métier, les mots engagent. La mention de l’accréditation ne vaut que pour les activités de la portée, et le Cofrac juge lui-même abusive la formule « résultat garanti Cofrac ». Le logo posé partout sur l’ancien site débordait donc de son périmètre. Pour Qualiopi, le certificateur ne fait pas de conseil à la mise en conformité : un site qui mélange les deux jette le doute sur l’impartialité de l’organisme.
Nos choix
Un portail institutionnel. Un habillage de cabinet, filets fins et couleurs retenues, avec Atkinson Hyperlegible en titres et en texte, une police dessinée pour la lisibilité. L’en-tête porte une barre de recherche qui interroge l’annuaire : la question de l’acheteur trouve sa réponse avant même le héros.
Un héros centré, deux boutons. « Demander une offre » pour l’entreprise, « Vérifier un certificat » pour l’acheteur. Les raccourcis qui suivent ajoutent l’estimation de la durée d’audit, les réclamations et le recrutement d’auditeurs.
L’annuaire au deuxième écran. Un extrait montre ce que l’acheteur obtient : entreprise, référentiel, numéro, statut, échéance, et la date de mise à jour. Un certificat suspendu y figure avec son statut, comme dans la réalité.
Des durées indicatives. Un tableau par tranche d’effectif, présenté comme indicatif, avec ce qui fait varier la durée. L’entreprise arrive à la demande d’offre en sachant à quoi s’attendre.
L’accréditation écrite juste. Une section dit ce que l’accréditation atteste, renvoie vers la fiche du Cofrac et écarte la formule proscrite. Chaque référentiel porte sa mention de portée, et aucune page hors portée ne l’affiche.
L’impartialité en bandeau. « Nous certifions. Nous ne conseillons pas. » Le pré-audit est présenté à part, sans conseil. La procédure de réclamation et d’appel a sa section, et un lien sur chaque page.
La réalisation
Le site compte une page par référentiel, l’accréditation et la portée, le parcours de certification, l’annuaire, les réclamations, le recrutement d’auditeurs et la demande d’offre. L’annuaire se met à jour chaque semaine depuis l’administration, avec la date affichée ; un lien avec le logiciel de gestion des certificats pourra venir ensuite.
L’équipe du siège publie les certificats, les suspensions et les retraits. On relit avec Isabelle chaque évolution de portée avant publication. Aplomb Certification reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





