Le brief
Écouves Process construit des dessiccateurs, des chargeurs, des doseurs et des broyeurs pour la plasturgie. L’entreprise est née en 1986 à Alençon, au milieu des injecteurs de la Plastics Vallée. Nadège Couturier l’a reprise de son père. Trente-huit salariés, un bureau d’études de six personnes, et près de 40 % des ventes à l’étranger, par quatre agents.
Le premier échange s’est fait en visio avec Nadège et son responsable du bureau d’études. Le constat était clair : « Nos commerciaux passent leurs journées à renvoyer des notices en PDF. Et le catalogue est rangé par numéro de modèle, que personne ne connaît en dehors de l’usine. » L’ancien site présentait dix-neuf références en liste, et un catalogue de soixante pages à télécharger.
Ce qu’on a compris
Trois lecteurs arrivent sur le site avec trois questions. Le bureau d’études qui implante un îlot de presses veut des cotes, des débits et un fichier à glisser dans son plan. L’acheteur compare des délais, un service après-vente et la solidité d’une entreprise. Le technicien, lui, cherche la notice de la machine arrêtée devant lui, souvent le soir.
Aucun ne pense « DX 150 ». Ils pensent sécher un polyamide, alimenter douze presses, doser un colorant. Le catalogue devait parler leur langue.
Il y avait aussi une échéance. Le règlement machines s’applique à partir du 14 janvier 2027 et autorise la notice numérique, sous conditions de téléchargement, d’impression et de durée d’accès. Pour Écouves Process, le site devenait l’endroit où vit la documentation du parc installé.
Nos choix
Un en-tête de portail. La barre du haut donne le numéro du SAV et les langues. Le champ de recherche accepte un modèle, une application ou un numéro de série : les trois portes d’entrée des trois lecteurs.
Un héros produit. Un îlot de presses équipé, deux vignettes (l’écran de réglage, les granulés), et une fiche flottante qui donne trois caractéristiques d’un modèle phare. Le titre annonce le classement par application.
Des raccourcis par profil. Juste sous le héros, cinq tuiles orientent l’implanteur vers les plans, l’acheteur vers le devis, le technicien vers les notices, le client étranger vers les agents.
Des caractéristiques en texte. Le catalogue se filtre par application ; le tableau des dessiccateurs donne trémie, débit, point de rosée et puissance, avec la condition qui accompagne chaque débit. Un tableau se lit, se traduit et se cite, ce qu’un PDF ne permet pas.
La documentation par version. Un exemple réel de recherche par numéro de série montre ce que le technicien obtient : notice, schémas, déclaration de conformité, tous datés. Une section explique le règlement de 2027 avec ses conditions exactes, sans en faire un argument de peur.
Le style swiss. Space Grotesk, graphite et bleu ciel, une grille discrète : l’esthétique d’une fiche technique bien faite. Le pied de page affiche le nom en grand, comme sur la tôle des machines.
La réalisation
Le site compte une page par application, une fiche par équipement, la documentation, les centrales matière, le service après-vente, l’export et la demande de devis, en quatre langues. Le bureau d’études ajoute une version de notice ou une option depuis l’administration, sans nous. Les anciennes versions restent en ligne pour le parc installé.
On suit ensuite le site avec Nadège : nouvelles fiches, pages traduites relues par les agents, documents vérifiés avant chaque salon. Écouves Process reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





