Le brief
Solène Paquereau a appris le graphisme dans une agence de l’île de Nantes, puis s’est installée à son compte en 2016, dans un atelier partagé de Chantenay. Elle travaille seule pour des boulangers, des brasseurs, des conserveries, des associations culturelles. Ses clients la trouvent souvent sur Instagram, où ses affiches imprimées en risographie circulent bien.
C’est justement ce qui la gênait : « On me contacte après avoir vu mon Instagram, pour « un petit logo » à 150 euros. Je veux que les gens sachent ce que coûte une identité, combien de pistes je propose, et que le logo leur appartient, pour quels usages. » Elle perdait des heures en échanges avec des demandes qui ne pouvaient pas aboutir.
Ce qu’on a compris
Un client qui cherche un graphiste regarde d’abord des images. Puis il bute sur des questions qu’il n’ose pas poser : combien de pistes, combien de corrections, quel délai, et à qui appartiendra le logo une fois la facture payée. Faute de réponse, il imagine le pire ou n’écrit pas.
La question des droits est la plus mal connue. Beaucoup de clients pensent qu’un logo payé leur appartient d’office. Ce n’est pas le cas : l’auteur est titulaire des droits du seul fait de sa création, et il faut une cession écrite, droit par droit. Solène voulait l’expliquer avant le devis, pas au moment de la livraison.
Enfin, ses projets méritaient mieux que des maquettes sur fond gris. Une enseigne de boulangerie photographiée dans sa rue prouve que le projet existe et qu’il tient à l’échelle réelle.
Nos choix
Un héros en deux colonnes. À gauche, un titre qui dit la spécialité : des identités qui tiennent sur une devanture. À droite, la devanture d’une boulangerie de Rezé, avec le tampon circulaire de l’atelier et une carte des prochaines disponibilités. Le client sait tout de suite quand Solène peut commencer.
Le portfolio en index. Juste après, une liste de projets filtrable par type, chacun avec sa commune, son année et deux indications concrètes. Le format liste, sobre, laisse la place aux photos quand elles s’affichent au survol.
Les prix et la méthode. Quatre offres numérotées avec un prix de départ et une durée. Le déroulé suit en six étapes, avec le nombre de pistes, les deux allers-retours compris et le tarif horaire au-delà. Personne ne découvre ces chiffres à la facture.
Les droits en clair. Une section entière répond à la question « Qui possède le logo à la fin ? », avec ce que dit la loi, ce que fait Solène et la liste des fichiers remis. Le droit au nom y est expliqué sans jargon.
Le style. L’habillage maison, avec ses filets noirs et ses cartes sans ombre, évoque une page imprimée. Papier crème, noir et bleu de risographie, titres en DM Serif Display, texte en Manrope, un motif de trame. Le pied de page affiche son nom en grand, avec la mention EI.
La réalisation
Le site compte quatre pages intérieures : les projets, les offres avec un tableau de ce qui est compris, les droits et fichiers avec un modèle d’acte commenté, la demande de devis. Le formulaire accepte les images de référence que le client aime.
Solène ajoute seule un projet à partir d’un modèle de page à rubriques fixes. Un projet sous accord de confidentialité reste accessible par un lien privé, hors des moteurs de recherche. Elle reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





