Le brief
Gérard Brochard a fondé son imprimerie à Angers en 1994. Sa fille Julie y est entrée en PAO en 2008 et l’a reprise en 2018. L’entreprise compte sept salariés, une presse offset, deux machines numériques, un traceur grand format et un comptoir de reprographie dans le quartier Saint-Serge, entre la faculté et la Maine. Ses clients : des associations, des commerçants, des agences immobilières, des familles pour les faire-part, et beaucoup d’étudiants en juin.
Julie a posé le problème sans détour : « On perd une demi-journée par jour à reprendre des fichiers sans fonds perdus et à rappeler les gens pour savoir combien d’exemplaires ils veulent. Et en juin, le téléphone ne s’arrête pas : les étudiants veulent savoir si leur mémoire est prêt. »
Ce qu’on a compris
Dans une imprimerie, une commande se perd souvent avant la presse : un fichier au mauvais format, un devis qui attend une quantité, un client qui appelle pour savoir où en est son travail. Chacun de ces allers-retours coûte du temps à la PAO et au comptoir, sans rien rapporter.
Les grandes plateformes en ligne ont habitué les clients à voir un prix tout de suite. Trait de Coupe n’avait pas vocation à les copier : sa force, c’est le conseil sur le papier, le délai tenu pour l’événement du week-end, le BAT relu par une personne, le mémoire relié en une heure. Le site devait rendre ces services aussi simples à commander qu’un produit en ligne.
Trois obligations méritaient leur place : la mention de l’imprimeur sur les écrits rendus publics, l’absence de rétractation pour une commande personnalisée comme un faire-part, et les conditions de règlement entre professionnels, avec l’indemnité forfaitaire de 40 €.
Nos choix
Le prix dans le premier écran. Le héros porte une barre de calcul : produit, format, quantité, papier. Un onglet bascule vers le devis ou la reprographie. En haut de page, une barre d’annonce rappelle la règle qui compte : fichier validé avant 11 h, flyers prêts le lendemain dès 14 h.
Un catalogue, pas une vitrine. Huit produits courants avec leur prix de départ, leur configuration et une étiquette de délai, filtrables par famille. Juste en dessous, un tableau des délais par produit, avec les colonnes de juin et de décembre. Julie le met à jour chaque lundi.
Le fichier, expliqué une fois pour toutes. Quatre étapes en cartes montrent la commande en ligne, du dépôt contrôlé au retrait. Une section donne les quatre règles d’un fichier conforme, la raison des fonds perdus et la mention de l’imprimeur, avec les gabarits à télécharger.
Le comptoir en vrai. La reprographie a sa section, avec les horaires élargis de juin. Les avis viennent d’un club, d’une étudiante et d’une agence immobilière, les trois publics de l’atelier. Le comptoir apparaît avec son adresse, son arrêt de tram et ses horaires.
Le style. L’habillage boutique et son en-tête marchand, avec recherche et panier, donnent au site l’allure d’un vrai catalogue. Blanc, encre noire, magenta d’imprimerie, titres en Archivo, texte en Work Sans et un motif de trame. Les photos montrent les papiers, les machines et le comptoir, jamais des maquettes génériques.
La réalisation
Le site compte quatre pages intérieures : les produits avec leurs prix par quantité et le guide des papiers, la préparation des fichiers avec les gabarits, les prix du comptoir de reprographie, le devis. Le dépôt de fichiers vérifie format, dimensions, fonds perdus et résolution ; la PAO garde le contrôle final.
Le BAT se valide en ligne, avec sa date enregistrée. Le client suit sa commande sans appeler. Julie modifie seule les prix, les délais et les horaires de juin. L’imprimerie reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





