Le brief
Fabien Leroux a été sérigraphe pendant douze ans dans une usine textile de la Sarthe. En 2012, il a monté Fil & Écran dans un atelier au sud du Mans. Ils sont quatre : Fabien à la sérigraphie, Nadège à la broderie, Kévin au transfert et à l’impression numérique, Laura aux commandes. La moitié de leur activité vient des clubs sportifs, le reste des entreprises et des organisateurs de courses et de festivals.
Sa demande est arrivée en septembre, en pleine reprise des championnats : « Les clubs m’envoient la liste des tailles en photo d’un cahier, avec des ratures. Et on apprend en septembre que le tournoi est dans dix jours. »
Ce qu’on a compris
Les clients de Fabien se posent toujours les mêmes questions : quel minimum, quel délai, quelle technique pour leur logo. Faute de réponse écrite, ils demandent une broderie pour un visuel en dégradé, ou une sérigraphie pour dix pièces, et découvrent le minimum au moment du devis, après avoir tout préparé.
Les clubs, eux, sont tenus par des bénévoles qui commandent le soir, depuis leur téléphone, avec une liste de tailles incomplète. Le vrai service à leur rendre est de ne plus avoir à recenser les tailles du tout : une boutique en ligne où chaque licencié commande et paie la sienne, jusqu’à une date de clôture.
Deux règles devaient être dites avant la commande : un textile marqué selon les indications d’un particulier n’ouvre pas droit à rétractation, et le client doit détenir les droits sur le visuel qu’il fait imprimer.
Nos choix
Le devis dans le héros. Trois questions dans le premier écran : pour qui, quelle quantité, quelle date limite. La date est la première information que Fabien demande au téléphone ; elle arrive avec chaque demande, et l’atelier sait tout de suite si le tournoi tient dans le planning.
Les minimums en tableau. Juste en dessous, un tableau compare les quatre techniques : minimum, usage idéal, tenue au lavage, délai. La note explique pourquoi la sérigraphie a un minimum. Le client est orienté avant d’avoir écrit.
Trois publics en onglets. Clubs, entreprises, événements : chaque onglet a sa photo, ses arguments et son minimum. La boutique de club a ensuite sa propre section, avec la phrase qui a fait sourire Fabien : le trésorier ne court plus après les chèques.
Le BAT et les droits. Cinq étapes numérotées, du logo au sachet trié par joueur, avec un BAT validé en ligne avant toute production. Une section explique le bon fichier et la question des droits, franchement : pas de personnages de dessins animés.
Le style. L’habillage atelier, avec ses titres en capitales Oswald, ses boutons carrés et sa barre d’infos, colle à un atelier de production. Vert stade et jaune maillot sur fond écru, texte en Space Grotesk, motif de trame tissée. Le bouton d’appel reste fixé en bas de l’écran sur mobile.
La réalisation
Le site compte quatre pages intérieures : les techniques en détail, le parcours des clubs avec la boutique en cinq temps, la préparation du visuel avec les gabarits et les conditions, et le devis. La grille des tailles se remplit sur téléphone ; le dépôt du logo vérifie le format et la résolution, et demande la confirmation des droits.
Laura ouvre une boutique de club en quelques minutes, fixe la date de clôture et récupère la commande groupée, noms et numéros compris. Fabien ajoute les réalisations avec l’accord des clubs et des entreprises. L’atelier reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





