Le brief
Grégory Lemarchand a passé dix ans à la maintenance d’une raffinerie de l’estuaire avant de créer Hève Automatismes, en 2011. Dix-sept personnes aujourd’hui, dont onze automaticiens et développeurs, et une plateforme d’essais de 120 m² au Havre. Ses clients : des laiteries du Pays de Caux, des syndicats d’eau, des sites chimiques de la zone portuaire, des injecteurs de la vallée de la Seine.
Le rendez-vous a eu lieu en visio, un soir, entre deux mises en service. Grégory a résumé le problème en trois phrases : « Un directeur d’usine ne lit pas nos compétences. Il cherche quelqu’un qui a déjà arrêté une ligne comme la sienne, et qui l’a redémarrée à l’heure. Nos références dorment dans des classeurs. » L’ancien site alignait des logos de marques d’automates et une liste de compétences.
Ce qu’on a compris
Pour une usine, confier son automatisme, c’est accepter un arrêt de production. Une ligne arrêtée coûte cher, une mise en service ratée se paie pendant des mois. Le directeur d’usine cherche donc un intégrateur qui connaît son secteur, ses automates et ses contraintes : hygiène, cadence, équipes postées, arrêt de quatre jours à Noël.
Les compétences ne répondent pas à cette crainte. Les références, si. À condition de dire ce que le client veut lire : la situation de départ, les contraintes, ce qui a été fait, et surtout la durée d’arrêt prévue et réelle.
Deux autres sujets reviennent dans toutes les consultations : que se passe-t-il après la mise en service, et qui décroche la nuit où la ligne tombe.
Nos choix
Un héros plein cadre et une carte d’astreinte. L’en-tête transparent laisse toute la place à une armoire ouverte, voyants allumés. Le titre, « On connaît votre ligne avant d’y toucher », dit la méthode. La carte flottante donne le numéro d’astreinte et le délai de rappel dès le premier écran.
Les références juste après. Quatre cas, chacun avec son secteur, sa ligne et un résultat factuel : « Arrêt prévu : 5 jours. Arrêt réel : 4 jours et demi. » Les clients sont décrits par secteur et par territoire, nommés seulement avec leur accord écrit. Aucune capture de supervision réelle : une copie d’écran peut révéler des noms de lignes ou des adresses réseau.
Des technologies réellement pratiquées. Plutôt qu’une rangée de logos, un tableau donne les plateformes et le nombre de personnes formées. La note assume ce que l’équipe ne fait pas, et oriente vers un confrère.
La méthode, puis la plateforme. La frise des étapes montre que tout ce qui peut être essayé l’est avant l’arrêt. La FAQ répond aux questions qui bloquent une signature : propriété du code, sources perdues, accès distants, et le règlement machines qui peut faire d’un modificateur le fabricant.
Le style. Habillage pro sur fond sombre, comme une salle de contrôle. Vert de voyant de marche pour les boutons, ambre d’alarme en accent, Geist pour les titres. Le recrutement a son bandeau : les automaticiens sont aussi rares que les bons clients.
La réalisation
Le site compte une page par métier, les références filtrables par secteur et par type de projet, la méthode, la procédure d’astreinte, le recrutement et le formulaire de projet. Ce formulaire demande les équipements en place et la période d’arrêt possible : le chef de projet arrive à la première réunion avec des questions précises.
Les chefs de projet ajoutent une référence à la fin de chaque chantier, après accord du client. En janvier, quand les usines décident de leurs arrêts d’été, on remonte les références et le formulaire. Hève Automatismes reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





