Le brief
La Jardinerie Chauvelin est née d’une pépinière plantée en 1974 à l’est d’Angers. Jean-Marc l’a reprise en 1995 et en a fait une jardinerie ; sa fille Élodie, ingénieure horticole, la dirige depuis 2022. Quatre mille mètres carrés de serres et d’extérieur, un rayon animalerie et bassin, douze personnes au printemps.
La demande d’Élodie tenait en une scène : « Le samedi d’avril, le téléphone sonne toutes les cinq minutes pour savoir si les plants de tomates sont arrivés. Je voudrais que les gens le sachent avant d’appeler, et que ceux qui savent ce qu’ils veulent commandent en semaine pour retirer le samedi. » L’ancien site présentait un catalogue de fournisseur, identique d’une saison à l’autre.
Ce qu’on a compris
Une jardinerie ne vend pas un catalogue, elle vend une saison. Ce qui fait venir un jardinier, c’est l’arrivage de la semaine et le conseil du moment : quand planter les bulbes, quelle haie choisir pour un terrain neuf, quand rentrer le citronnier. Les grandes plateformes vendent des plantes en ligne. Elles ne savent pas que la vallée de l’Authion gèle rarement avant la mi-novembre.
Deux contraintes pesaient aussi sur le projet. Le rayon des produits de traitement devait se limiter à ceux autorisés aux jardiniers amateurs. Et l’animalerie devait être présentée sans rien vendre en ligne, avec les règles qui encadrent l’arrivée d’un premier lapin.
Nos choix
Le journal avant le catalogue. Juste sous le héros, les arrivages datés, en liste : ce qui arrive demain, ce qui est arrivé vendredi. Les vendeurs les publient depuis leur téléphone, en rayon. Les rayons viennent ensuite, en six tuiles, pour ceux qui découvrent le magasin.
Un collage plutôt qu’une grande photo. La serre au matin, une vendeuse qui conseille, le père et la fille entre deux rangs d’arbustes. Le héros montre des gens autant que des plantes, parce que c’est le conseil qui distingue la jardinerie. Le titre dit les deux promesses du site : ce qui vient d’arriver, et ce qu’il est temps de planter.
Le conseil du mois, écrit pour l’Anjou. Cinq travaux d’octobre, avec les profondeurs de plantation, les essences d’une haie champêtre et le seuil de 5 °C pour les agrumes. La page complète propose un calendrier en onglets et une fiche sur les haies. C’est le contenu que les clients partagent et que Google retrouve.
Commander en semaine. Trois étapes illustrées, un comptoir de retrait à gauche de l’entrée, une mise de côté de cinq jours. Les grands sujets se réservent avec leur étiquette, sans acompte, et se livrent à 25 km avec des tarifs affichés. Le formulaire accepte les photos de plantes malades.
Le style du terroir. Fraunces pour les titres, souple et un peu ancienne, Plus Jakarta Sans pour les horaires et les tarifs. Vert feuille, terre cuite et crème, un motif de courbes de niveau. La barre d’infos dit l’essentiel pour un samedi matin : horaires, ouverture du dimanche, retrait.
Des règles écrites simplement. La FAQ explique les produits autorisés au jardin et le passeport phytosanitaire des plantes livrées. Le bloc animalerie dit ce qu’on ne fait pas : ni chiens, ni chats, ni animal réservé en ligne, sept jours de réflexion pour un premier lapin.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les arrivages, les conseils de saison, la commande avec retrait et le magasin. Chaque vendeur a un accès à son nom pour publier un arrivage. Élodie modifie les horaires des jours fériés et les ateliers du samedi, dont les places se comptent seules. Une alerte par rayon prévient les clients inscrits, avec leur accord.
Avant chaque printemps, on revoit ensemble les horaires, le parcours de retrait et les pages de saison. La jardinerie reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





