Le brief
Photopériode a ouvert en 2020 au Havre, dans un local de 180 m² du quartier Saint-François. Romain Delafosse, ancien technicien en génie climatique, s’occupe de l’éclairage et de la ventilation ; Léa Vasseur, titulaire d’un BTS horticole, des semis, des substrats et de l’hydroponie. Au fond du magasin, une tente de démonstration fait pousser des tomates cerises toute l’année.
Leur demande tenait en deux points : « On passe nos samedis à réexpliquer ce qu’est un watt réel, et pourquoi une tente d’un mètre carré ne demande pas trois lampes. Et on veut que les jardiniers qui hésitent à entrer comprennent tout de suite ce qu’on vend : de quoi faire pousser des tomates, des semis et du basilic. »
Ce qu’on a compris
Les clients de Photopériode comparent. Ils ont lu des forums, vu des fiches contradictoires, et arrivent avec des chiffres qui ne veulent pas dire la même chose d’une marque à l’autre. Ce qu’ils attendent d’un magasin spécialisé, c’est une réponse fiable, et le même vocabulaire d’une fiche à l’autre.
La culture en intérieur traîne aussi une image ambiguë. Le code de la santé publique punit la provocation à l’usage de stupéfiants et le fait de le présenter sous un jour favorable. Le site devait lever le doute dès la première page, par ses exemples et ses photos, et rester sur le terrain du jardinage : légumes, aromatiques, semis, plantes d’intérieur. Même rigueur pour les traitements, limités à ceux autorisés aux particuliers.
Nos choix
Un héros qui montre un kit, pas une ambiance. Le premier écran présente le kit semis 60 × 60 avec sa fiche : dimensions, puissance réelle, débit de l’extracteur, consommation par jour, prix, stock. Le titre, « Des semis en février, du basilic en décembre », dit ce qu’on fait pousser avant de dire ce qu’on vend.
Le tableau de dimensionnement juste après. Quatre surfaces, l’usage, la puissance réelle conseillée et la consommation sur seize heures. C’est la question que Romain entend chaque samedi, et c’est aussi une page que Google peut citer. La note rappelle qu’une seule lampe suffit par surface.
Des fiches au même format. Chaque produit donne les mêmes informations, dans le même ordre, et les kits expliquent le rôle de chaque élément. Aucune formule de rendement : des mesures, comme les 28 dB de l’extracteur relevés à un mètre.
Des guides et la sécurité électrique. Cinq guides numérotés, avec leur temps de lecture, écrits à partir des questions du comptoir. Un bloc dédié rappelle les précautions avant de brancher, et l’encadré voisin précise les traitements proposés aux particuliers.
La tente de démonstration comme preuve. Un bloc lui est consacré, avec la consommation relevée et affichée chaque mois. C’est l’argument le plus concret du magasin, et une raison de venir.
Le style d’un laboratoire propre. Habillage swiss, grille nette, Space Grotesk pour les titres, Inter Tight pour les fiches. Blanc, vert tige foncé et une touche de rouge tomate. Les photos montrent des semis, des tomates, du basilic et le comptoir, jamais de visuel à double sens.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les kits et le matériel, les guides, le retrait et le SAV, le magasin. Le stock affiché vient de la caisse du magasin et se met à jour après chaque vente. Le retrait le jour même, la livraison et la demande de SAV avec photo ont été testés depuis un téléphone.
Romain et Léa publient un guide depuis l’administration et relient les produits cités à leurs fiches. Avant la saison des semis, on revoit avec eux les kits mis en avant en tête de l’accueil. Ils restent propriétaires de leur nom de domaine et de leurs accès.





