Le brief
Un couple d’opticiens indépendants a ouvert sa boutique dans le centre de Nantes après quinze ans en enseigne. Leur force se voit en boutique et nulle part ailleurs : une vingtaine de lunetiers choisis un par un, un atelier de montage derrière le comptoir, du temps pour chaque essayage. Des clients font une heure de route pour eux, par le bouche-à-oreille. En ligne, le magasin n’existe qu’à travers une fiche Google aux photos datées.
Leur demande : qu’on voie les lunetiers, qu’on puisse réserver un moment pour essayer, et que les questions de mutuelle soient réglées avant d’entrer.
Ce qu’on a compris
Le client d’un opticien indépendant ne cherche pas le prix le plus bas. Il cherche une monture qu’il ne verra pas sur tout le monde, et quelqu’un qui prendra le temps de lui dire si elle lui va. Ce client-là tape souvent le nom d’un lunetier suivi d’une ville, ou « opticien indépendant » et le nom de sa commune.
Il a aussi des questions très terre à terre : ma mutuelle, mon ordonnance, le délai. Ces réponses doivent exister, mais elles n’ont rien à faire à côté d’une monture de créateur. Le code de la santé publique va dans le même sens : la publicité pour un dispositif médical ne mentionne pas sa prise en charge, et l’opticien ne fait pas de publicité, hors de son magasin, sur sa capacité à déterminer la réfraction. Beaucoup de sites d’opticiens mettent l’examen de vue en avant ; celui-ci n’en fait pas un argument.
Nos choix
Une boutique avant un cabinet. Habillage boutique, logo centré entre les deux moitiés du menu, comme une enseigne de créateur. Le héros « product » montre le mur de montures, deux vignettes de matière et d’essayage, et une carte « Arrivé cette semaine » qui change à chaque livraison.
Les lunetiers au premier plan. Juste sous le héros, une bande défilante des matières (acétate, titane, corne, bois), puis quatre familles de lunetiers en tuiles et une bande de noms. La page Montures raconte comment Solenn choisit : on comprend pourquoi il n’y en a que vingt.
L’essayage comme un rendez-vous. Quarante-cinq minutes réservées, par motif et par opticien, avec rappel par SMS. Le texte promet une chose simple : on vous dira franchement quand une monture ne vous va pas.
Le 100 % Santé à part. Mutuelles, devis et offre sans reste à charge ont leur propre page, rédigée comme une information. Sur l’accueil, une seule question de FAQ y renvoie, loin des montures et des noms de lunetiers.
Le design. Crème, aubergine profond et une touche d’écaille. Les titres sont en Syne, une police de graphiste un peu excentrique qui sied aux montures de créateurs, le texte en DM Sans très lisible. Les photos privilégient la matière et les mains à l’atelier.
Le référencement. Les pages visent « opticien Nantes », « opticien indépendant » et « lunettes progressives Nantes », ainsi que les recherches qui associent un lunetier à la ville.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les montures, les verres et lentilles, les mutuelles et le 100 % Santé, la réservation. Le module de rendez-vous bloque la bonne durée selon le motif et envoie un rappel la veille.
L’équipe ajoute elle-même ses arrivages, change la carte « Arrivé cette semaine » depuis un téléphone et tient à jour ses horaires. La fiche Google reprend les photos de la boutique et des collections, sans jamais associer une monture à un remboursement.





