Le brief
Un agenceur installé dans le quartier Saint-Serge, à Angers, fabrique et pose le mobilier de pharmacies, de boutiques, de restaurants et de cabinets médicaux. Son entreprise compte un bureau d’études, un atelier et ses propres poseurs. Elle travaille autant pour des commerçants indépendants que pour des enseignes, souvent avec un architecte entre les deux.
Son ancien site ressemblait à celui d’un menuisier pour particuliers : une galerie de photos, une liste de savoir-faire, un formulaire. Il ne disait rien de ce qui décide un commerçant, la capacité à ouvrir à la date prévue. Et le gérant passait trop de temps à renvoyer aux architectes les mêmes attestations et les mêmes détails types.
Ce qu’on a compris
Un commerçant confie rarement son lieu sur la foi d’un devis. Il veut voir des lieux comparables au sien, savoir s’ils ont ouvert à temps, et comprendre comment le chantier se passera s’il ne peut pas fermer. Ses questions sont concrètes : combien de semaines, de jour ou de nuit, qui s’occupe de l’électricité, qu’est-ce qui peut retarder l’ouverture.
L’architecte, lui, ne cherche pas les mêmes informations. Il veut connaître les délais d’étude, les formats de plans, les garanties et les attestations. Une page qui lui est destinée évite des échanges répétitifs et montre qu’on connaît son métier.
Enfin, dans un lieu qui reçoit du public, l’autorisation de travaux pèse sur le calendrier. L’instruction peut durer quatre mois. Beaucoup de commerçants le découvrent trop tard, et c’est souvent à l’agenceur de l’annoncer.
Nos choix
Un héros sans photo. L’habillage swiss et un titre typographique en Space Grotesk posent l’argument central, planifier à rebours de la date d’ouverture. Pas d’image d’ambiance : pour ce public, la promesse compte plus que le décor. Un bandeau défilant nomme les secteurs juste en dessous.
Les références en études de cas. Chaque lieu est présenté avec son secteur, sa surface, sa contrainte et ce qui a été tenu : aucun jour de fermeture, une ouverture à la date annoncée. Les clients qui préfèrent l’anonymat restent décrits sans nom.
Trois entrées, puis la méthode. Commerçant, architecte ou enseigne : chacun trouve sa porte. La méthode vient ensuite, en six étapes datées, puis un bloc sur les lieux recevant du public. L’atelier, les chiffres de l’entreprise et le mot d’une architecte précèdent le formulaire, qui demande la date d’ouverture visée.
Un orange signalétique. Noir, blanc cassé et un seul accent orange, emprunté à la signalétique de chantier. L’ensemble reste sobre et lisible, comme un dossier de consultation bien tenu.
Le référencement. Des pages sur des recherches précises : agencement de pharmacie en Anjou, agencement de restaurant à Angers, mobilier de boutique. Les références portent la commune et le type de lieu.
La réalisation
Le site compte cinq pages, un formulaire projet et une page prescripteurs avec ses documents à télécharger. Le chef de projet publie chaque référence à la livraison, avec l’accord du client, en suivant un format fixe : secteur, surface, délai, contrainte, photo.
Chaque année, on remplace les attestations d’assurance en ligne et on relit les délais types. On suit les demandes reçues, leur secteur et la date d’ouverture annoncée, pour voir quels marchés le site fait venir.





