Le brief
Damien Lemarchand a été plombier-chauffagiste pendant quinze ans avant de ne plus faire que de la recherche de fuite. Depuis 2015, Point de Fuite localise l’eau dans les maisons, les appartements et les piscines autour de Caen. Sarah Hamel, thermographe, l’a rejoint en 2019, et Chloé Vautier gère le planning.
Sa demande, formulée au bureau de la Folie-Couvrechef : « Les gens m’appellent persuadés que je vais casser toute leur salle de bain, ou que leur assurance ne paiera rien. Et les syndics m’envoient les missions par trois mails différents. Je veux qu’on explique mes méthodes avec des mots simples, qu’on dise ce que l’assurance peut prendre en charge, et que les demandes arrivent triées par symptôme. »
Ce qu’on a compris
Le client qui cherche une recherche de fuite ne sait pas encore ce qu’il cherche. Il voit une tache, un compteur qui tourne, une facture qui double. Deux craintes le retiennent : les dégâts qu’on fera pour trouver l’eau, et la question de qui paie. Tant qu’elles ne sont pas levées, il hésite, ou il appelle l’intermédiaire qui lui promet un remboursement.
Damien a un argument que peu de concurrents peuvent avancer : il ne répare pas. Il n’a donc aucun intérêt à trouver une fuite plus grave qu’elle n’est. Il a aussi une honnêteté qu’on a voulu garder intacte : aucune méthode ne trouve tout sans jamais ouvrir, et il le dit.
Nos choix
Le symptôme d’abord. Le héros porte un formulaire qui commence par ce que le client voit, pas par une prestation. Le titre, « On cherche avant de casser », pose la méthode sans promettre l’impossible. Juste en dessous, un bandeau répond à celui qui a de l’eau sur le parquet en ce moment : fermer l’arrivée, prévenir l’assureur, appeler un plombier si la fuite se voit.
Des méthodes avec leurs limites. Six méthodes en accordéon, chacune avec le cas où elle sert et ce qu’elle ne sait pas faire. Le bloc suivant assume l’ouverture ponctuelle : un carreau, pas une salle de bain. C’est cette franchise qui rassure.
L’assurance en tableau. Qui organise la recherche selon qu’on est en maison, dans un logement en copropriété ou dans les parties communes, et ce qu’on peut faire d’une facture d’eau doublée. Le tableau est daté, s’en tient aux règles générales et renvoie aux fiches officielles. Aucune promesse de remboursement.
Des prix TTC. Les tarifs « à partir de » sont affichés par situation, déplacement compris jusqu’à 25 km. La note explique pourquoi il n’y a pas de majoration de nuit : l’entreprise ne travaille pas la nuit.
Un design de diagnostic. Habillage clinique, bleu pétrole, orange de caméra thermique, motif de courbes isothermes. Inter Tight pour les titres, Atkinson Hyperlegible pour le texte, choisie pour sa lisibilité sur téléphone, là où la plupart des demandes arrivent. Les photos montrent le matériel en situation, jamais une goutte d’eau de banque d’images.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les méthodes, l’assurance et les démarches, l’espace syndics et la demande d’intervention. Les syndics envoient un bon de mission en ligne, et l’occupant choisit son créneau dans les disponibilités que Chloé ouvre chaque semaine.
Un exemple de rapport anonymisé se télécharge depuis la page assurance. Damien ajoute lui-même une intervention type ou une photo de matériel. On relit avec lui le tableau d’assurance quand les règles évoluent. Il reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





