Le brief
Maxime Chupin a commencé dans les bals des Mauges en 2006 et s’est installé à son compte en 2011. Il anime une trentaine de mariages par an autour de Cholet, des anniversaires, quelques soirées d’entreprise. Aurélie, sa compagne, tient le photobooth et les contrats. Leur agenda se remplit bien. Ce qui les épuise, ce sont les demandes perdues d’avance.
La demande de Maxime tenait en deux reproches : « Je passe mes dimanches à répondre à des gens qui veulent un DJ pour un samedi où je suis déjà pris. Et je veux arrêter les dates posées au téléphone qui se libèrent un mois avant. » Son site précédent était une page avec une photo floue de console et un numéro de portable.
Ce qu’on a compris
Un couple qui cherche un DJ a déjà une date et une salle. Sa première question n’est pas le style musical, c’est la disponibilité. La deuxième, c’est le prix, et surtout ce qu’il y a derrière : jusqu’à quelle heure, avec quel matériel, et combien coûte la soirée qui se prolonge. C’est à ce moment-là, vers deux heures du matin, que naissent la plupart des désaccords.
Maxime, lui, gagne à être entendu. Au téléphone, il est drôle et rassurant ; sur un site muet, il ressemble à tous les autres. Il fallait que le couple l’écoute avant de l’appeler, et qu’il comprenne en quelques lignes comment se prépare une soirée avec lui.
Trois sujets demandaient de la précision : la Sacem, le niveau sonore dans une salle qui reçoit du public, et le médiateur de la consommation, puisque les clients sont des particuliers. Le site en parle sans les transformer en arguments.
Nos choix
La date d’abord. Le héros porte une barre de vérification : date, commune, nombre d’invités. Juste en dessous, un tableau des samedis de 2027, libres et réservés, que Maxime met à jour chaque lundi. Un couple qui voit son samedi dans la colonne de droite passe à autre chose sans écrire, et c’est exactement ce que voulait Maxime.
Des prix complets. Trois formules avec ce qu’elles comprennent, l’heure de fin et le prix de l’heure en plus, écrit à l’avance. Les options suivent, photobooth compris. L’acompte en ligne ferme la date à la signature : les options posées au téléphone disparaissent.
Maxime en vrai. Trois mixes enregistrés en soirée, intégrés depuis une plateforme d’écoute pour garder la page légère sur téléphone. Le déroulé tient en quatre étapes, du contrat au jour J, avec le questionnaire musical au milieu.
Le ton. Le tutoiement, parce que c’est ainsi que Maxime parle aux couples, et un peu d’humour là où il est permis : l’oncle et le karaoké, les morceaux interdits. Aucun humour sur le contrat.
Le style. L’habillage studio, avec ses coins ronds et ses sur-titres en pastilles, rappelle une affiche de soirée. Bleu nuit, rose et crème, titres en Unbounded, texte en DM Sans, un motif de points qui évoque la boule à facettes. La zone liste les communes où il joue vraiment, de Beaupréau aux Herbiers.
La réalisation
Le site compte quatre pages intérieures : formules et options, matériel, préparation de la soirée avec les documents à télécharger, et réservation. Le calendrier est relié à l’agenda de Maxime ; une option sans acompte expire seule au bout de sept jours.
Aurélie publie les photos des soirées quand les mariés et les invités reconnaissables ont donné leur accord. Maxime modifie seul le tableau des samedis et les prix de l’année suivante. Maxime reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.






