Le brief
Mathieu est apiculteur professionnel près d’Évron depuis 2011, sur les traces de sa grand-mère Marcelle qui gardait douze ruches derrière sa ferme dans les années 1960. Il a aujourd’hui deux cent quarante ruches, une miellerie, et vend l’essentiel de sa récolte sur les marchés avec Élise. Deux périodes concentrent les ventes : le début de l’été et les semaines avant Noël. Entre les deux, les pots attendent.
Sa demande, telle qu’il l’a formulée : « Sur les marchés, on me demande pourquoi mon miel de printemps est dur et celui de châtaignier liquide, d’où il vient, si je le chauffe. Je veux que le site réponde à ma place, qu’il vende toute l’année, et qu’il raconte d’où vient le nom. »
Ce qu’on a compris
L’acheteur de miel se méfie. Il a lu des articles sur les miels d’assemblage et il veut des preuves simples : une floraison, un lieu, une date de récolte, et quelqu’un qui explique pourquoi un pot durcit. Un apiculteur qui montre ses ruches et parle de ses floraisons répond mieux que n’importe quel label.
Le nom de la miellerie portait déjà l’histoire. Marcelle, la grand-mère : des pots de moutarde lavés, une règle transmise. Ce récit donne au site sa voix, et il donne aux entreprises une raison de parrainer une ruche plutôt que d’offrir un énième objet publicitaire.
Deux contraintes restaient. La récolte varie d’une année sur l’autre, et un miel peut manquer dès septembre : le site doit l’afficher « épuisé » sans faire disparaître sa fiche. Et les vols de ruches existent : on parle des secteurs, jamais de l’emplacement des ruchers.
Nos choix
Le produit avant le récit. Sous le héros, les quatre miels de la saison, avec leur état de stock. Puis un calendrier des récoltes en tableau : floraison, mois, texture, disponibilité. Le récit de Marcelle arrive ensuite, avec une citation qui règle en une phrase la question de la cristallisation.
Le parrainage chiffré. Deux formules, particulier et entreprise, avec leur prix, ce qu’elles contiennent et une page qui déroule la saison, de la plaque à la livraison des pots. Un formulaire demande le nombre de ruches et de coffrets.
Le design. Habillage terroir, logo centré entre deux menus. La Marcellus, une capitale inspirée des inscriptions gravées, pour l’idée de transmission ; la Manrope pour le texte. Brun de cire, or de miel, fond crème. Le héros en deux colonnes porte une carte « récolte 2026 » que l’apiculteur met à jour lui-même.
La page essaim. Numéro en grand, photos pour reconnaître un essaim, tableau abeille, guêpe, frelon. Elle trie les appels avant qu’ils n’arrivent sur le téléphone de Mathieu.
Les réponses reprises par les IA. Chaque question du marché a sa réponse en une phrase directe, puis le détail : c’est la forme que reprennent Google et les assistants d’IA. Voir notre page visibilité sur les IA.
La réalisation
Quatre rubriques, huit pages et une boutique. Mathieu saisit ses stocks après chaque extraction, marque un miel épuisé, met à jour la carte de récolte et ouvre les parrainages de la saison suivante. Élise reçoit les demandes d’entreprise avec le nombre de pots et le texte de l’étiquette.
Au fil de l’année, on compare avec eux les ventes en ligne hors saison de marché, les demandes de parrainage et les appels pour des frelons, que la page essaim doit orienter vers les bons interlocuteurs.





