Le brief
Camille et Julien cultivent trois hectares de légumes bio au bord du Falleron, à Machecoul-Saint-Même. Ils vendent sur deux marchés et préparent chaque semaine des paniers pour une clientèle d’habitués. Jusqu’ici, les commandes arrivaient par SMS, par message et parfois de vive voix entre deux cagettes. Le dimanche soir se passait à tout recopier dans un tableau et à relancer ceux qui n’avaient pas payé.
Leur demande, dite avec leurs mots : « qu’ils commandent seuls, et qu’ils voient ce qu’il y a dans le panier avant de se plaindre qu’il y a encore des blettes ».
Ce qu’on a compris
Deux publics, deux vitesses. Les habitués veulent aller vite : ouvrir le site sur leur téléphone, reprendre le panier de la semaine précédente, choisir le point de retrait, payer. Les nouveaux venus ont des questions. Que contient un panier ? Faut-il s’abonner ? Est-ce vraiment moins cher qu’au supermarché ?
La réponse la plus convaincante était déjà dans le carnet de Julien : le poids et le prix de chaque légume. En publiant chaque semaine le contenu du panier, chiffré aux prix de l’étal, on répond à la question du prix sans argument commercial, et on prévient les mauvaises surprises.
Reste une contrainte que les boutiques en ligne classiques ignorent : la quantité dépend de la récolte, pas d’un stock. Certaines semaines, le champ ne permet pas de préparer autant de paniers. Le site doit savoir afficher « complet », et dire pourquoi.
Nos choix
Le tableau du panier en deuxième position. Juste sous le héros, légume par légume, avec la quantité, le prix au kilo et le total. En dessous, le nombre de paniers encore disponibles. C’est le bloc que les habitués consultent chaque lundi, et celui qui rassure les autres.
Trois tailles, pas d’engagement. Les paniers sont présentés comme des formules, avec leur contenu type et leur prix. Une case « légume à éviter » règle la question des blettes avec un peu d’humour.
Le design. Habillage terroir, héros en collage : le champ, les mains dans la terre, la caisse de légumes. Bricolage Grotesque pour les titres, une linéale au caractère rond qui rappelle les ardoises de marché ; Plus Jakarta Sans pour le texte. Vert poireau, orange carotte, fond crème. Le pied de page rappelle l’heure limite sur chaque page.
Le référencement local. Une page qui liste les points de retrait et les marchés avec leurs jours et leurs horaires, dans les mots que les gens tapent : « panier légumes bio Machecoul », « légumes bio Paulx ». La fiche Google reprend les jours de vente à la ferme.
La réalisation
La boutique est réduite à l’essentiel : trois paniers, quelques produits à l’unité, six points de retrait. Chaque vendredi, Camille saisit depuis son téléphone la composition prévue et le nombre de paniers disponibles ; le tableau de la semaine se remplit tout seul. Pendant les congés, un interrupteur ferme les commandes, et la lettre du lundi part aux clients qui l’ont demandée.
Pendant les premières semaines, on regarde avec eux la part des commandes passées en ligne, les paniers non retirés et les questions qui arrivent encore par SMS. Chaque question récurrente devient une réponse sur la page concernée. Pour ce type de boutique à la semaine, voir notre page création de site e-commerce.





