Le brief
Élodie et Thibault ont ouvert leur brasserie en 2016 dans un ancien entrepôt à bois du port de Caen, sur la presqu’île. Ils brassent quatre bières à l’année et une de saison, par lots de 1 000 litres. Depuis 2022, une taproom de quarante places ouvre du jeudi au samedi, avec un concert par mois.
Leur site tenait sur une page : un logo et une adresse. Les questions arrivaient donc sur Instagram, à toute heure. La Sarrasin est-elle revenue ? Qui joue vendredi ? On peut passer prendre un carton samedi matin ? Leur demande était courte : un site qui leur ressemble, brut, un peu bruyant, et à jour.
Ce qu’on a compris
Trois personnes arrivent sur le site. L’habitué de Caen veut savoir ce qui est en cuve et quand a lieu le prochain concert. Le touriste de passage sur le port cherche les horaires et l’emplacement. Le gérant de bar ou de cave veut un tarif, un format de fût et un jour de livraison.
La taproom est le cœur de l’entreprise, mais une brasserie ne parle pas d’elle comme un bar. La loi Évin limite ce qu’on peut dire d’une boisson alcoolisée : style, degré, composition, origine, mode d’élaboration, conditions de vente. Elle interdit d’associer la bière à la fête ou à la réussite. Les concerts sont donc présentés comme des événements culturels, datés, avec leur horaire, et jamais comme une occasion de boire. L’humour reste permis, à condition de porter sur les brasseurs et leur entrepôt qui prend l’eau.
Nos choix
L’en-tête et le héros. Un logo centré, la navigation répartie de part et d’autre, comme le fronton d’une étiquette. Le héros assemble trois photos, les bouteilles, les cuves, la taproom : les trois visages de la maison dès le premier écran.
L’ordre de l’accueil. La gamme arrive juste après le héros, avec le degré et l’amertume de chaque bière et une étiquette « De retour en octobre » sur la Sarrasin. L’agenda des concerts suit immédiatement. Le brassage, raconté en cinq étapes sur fond sombre, vient ensuite, puis les brasseurs, la taproom et le click & collect.
Le design. Un habillage brut, sans arrondis, sur un fond noir goudron, celui du quai un soir de concert. La Bebas Neue en capitales donne des titres qui ont l’air tamponnés. L’orange des bouées du port sert aux boutons et aux sur-titres, le crème des étiquettes au texte, le vert bouteille aux bandeaux. Le brassage, lui, se lit sur un fond clair, comme une fiche technique. Le tutoiement court sur tout le site, comme au comptoir.
Le cadre légal. Message sanitaire en tête de chaque page, confirmation de majorité dans le parcours de commande, boissons sans alcool mises en avant à la taproom. Les photos montrent le grain, le houblon, les cuves et les bouteilles, jamais un verre levé.
Le référencement. Les concerts sont publiés comme des événements datés dans les données structurées, les bières comme des produits. Les pages visent « brasserie artisanale Caen », « taproom Caen concert » et « location fût de bière Caen ».
La réalisation
Le site comprend cinq pages : l’accueil, les fiches bière, la taproom avec son agenda et sa carte, l’histoire de la brasserie avec la réservation des visites, et une page de contact pour le click & collect, les fûts et les pros. Élodie et Thibault ajoutent seuls un concert, un brassin ouvert ou une nouvelle bière, et signalent une rupture en un clic.
Après la mise en ligne, on suit avec eux le nombre de cartons réservés, les demandes de fûts et la fréquentation de l’agenda les semaines de concert. Ces repères serviront à choisir, la saison suivante, entre un deuxième concert mensuel et l’ouverture de la taproom le mercredi.





