Le brief
Hélène Rousseau et Antoine Pichon ont fondé Contrefiche Ingénierie en 2013, sur l’île de Nantes. Elle est ingénieure structure, il est thermicien et spécialiste des fluides. À sept, ils font des notes de calcul, des études RE2020, du dimensionnement de fluides et des audits énergétiques, pour des clients qui n’ont rien en commun.
Hélène a posé la demande avec un exemple de lundi ordinaire : « On reçoit un particulier qui veut ouvrir un mur porteur sans savoir ce qu’est une note de calcul, un architecte qui dépose son permis vendredi, et une commune avec un cahier des charges de quarante pages. Je veux que chacun trouve sa porte, et que les demandes arrivent avec les plans. »
Ce qu’on a compris
Un bureau d’études parle à trois publics qui n’emploient pas les mêmes mots. Le particulier découvre la note de calcul quand son maçon la lui réclame. L’architecte veut un délai et un interlocuteur. L’acheteur public vérifie des références, des qualifications et des assurances avant même d’ouvrir le dossier. Un site écrit pour l’un décourage les deux autres.
Le bureau perdait aussi du temps sur des demandes incomplètes, et sur d’autres qui n’étaient pas de son ressort : diagnostics immobiliers, maîtrise d’œuvre complète. Dire ce qu’on ne fait pas faisait partie de la réponse.
Nos choix
Une photo de chantier, un titre de métier. Le héros split montre une ouverture de mur porteur étayée, avec une ingénieure et un maçon. Le titre, « La note de calcul avant le coup de masse », parle au particulier sans vexer le professionnel. Une carte donne tout de suite les délais habituels.
Trois portes. Juste en dessous, trois entrées : particulier, professionnel du bâtiment, maître d’ouvrage public. Chacune mène au contenu écrit pour elle : un tableau de prix de départ pour le premier, les missions détaillées pour le deuxième, les références et les qualifications pour le troisième.
Des missions par leurs livrables. L’accordéon décrit chaque domaine par ce que le client reçoit et le délai habituel. Pour les particuliers, un tableau donne quatre missions courantes avec leur prix de départ TTC. Les références suivent en index numéroté, filtrable par domaine, avec la commune et le type de maître d’ouvrage.
Le périmètre en grand. Un bloc en typographie seule dit ce que le bureau ne fait pas, et vers qui se tourner à la place. Les qualifications et assurances sont présentées comme un acheteur public les cherche : décennale, qualification pour l’audit réglementaire, attestations RE2020.
Un habillage de cabinet. Space Grotesk pour les titres, DM Sans pour le texte, bleu calque et vert d’eau sur blanc papier, avec un quadrillage discret qui rappelle la feuille de calcul. L’équipe est présentée en liste, avec la spécialité de chacun.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les missions, les références, la page particuliers et la demande de mission. Le formulaire accepte les plans lourds et demande l’échéance. La page particuliers propose, pour chaque mission, la liste des pièces à fournir.
Antoine ajoute une référence depuis le bureau en quelques minutes : domaine, commune, maître d’ouvrage, mission, difficulté. Chaque année, on remplace avec eux les attestations et on vérifie la validité des qualifications affichées. Ils restent propriétaires de leur nom de domaine et de leurs accès.





