Le brief
Sébastien Rault a repris en 2020 la carrosserie que son oncle avait ouverte en 1987 à Laval. L’atelier est bien équipé, l’équipe solide, les clients fidèles quand ils reviennent. Le problème, c’est qu’ils reviennent de moins en moins après un sinistre. Leur assureur leur indique un garage de son réseau, et ils y vont.
Sa demande était directe : « La moitié de mes anciens clients partent chez le garage que leur assurance leur indique. Ils ne savent même pas qu’ils ont le droit de venir chez moi. Je veux que ça se sache, sans cracher sur personne. »
Ce qu’on a compris
Un automobiliste qui vient d’avoir un accrochage est pressé et inquiet. Il appelle son assureur, qui lui donne aussitôt une adresse. Il ne sait pas que le libre choix du réparateur figure dans son contrat depuis 2014, ni qu’un carrossier indépendant peut gérer le dossier avec l’expert à sa place.
Il a aussi trois peurs très concrètes : avancer de l’argent, rester sans voiture, retrouver une portière d’une couleur un peu différente. Le site devait répondre à ces trois peurs, dans cet ordre, avant même de parler de l’atelier.
Il fallait enfin éviter deux pièges : dénigrer les réseaux agréés, et promettre une prise en charge qui dépend du contrat de chacun. Le texte dit ce que prévoit la loi, ce qui reste fixé par le contrat, et ce que l’atelier fait à la place du client.
Nos choix
Le héros. Une photo plein cadre de la cabine de peinture, un titre qui énonce le droit, et une carte « Accrochage ce matin ? » qui résume la prise en charge en trois lignes. Le premier bouton mène à l’envoi des photos, le second à la page qui explique la loi.
L’ordre des blocs. Le droit d’abord, puis les étapes du sinistre avec leurs durées, puis le formulaire de devis photo, placé au troisième écran pour être atteint vite sur téléphone. Viennent ensuite l’atelier, les prix des petits dommages et la peinture, qui prouvent la qualité du travail.
Le formulaire. Trois étapes courtes, pensées pour un téléphone tenu d’une main sur un parking : le type de dommage, puis les photos et le numéro de sinistre, enfin les coordonnées. L’atelier reçoit de quoi faire un premier chiffrage et préparer le passage de l’expert.
Le design. Un habillage brut, en noir graphite et rouge carmin, avec des titres en Unbounded, larges et mécaniques, et la Work Sans pour le texte. Le ton est sec et précis, comme Sébastien au téléphone.
Le référencement. Une page sur le sinistre et le libre choix, qui répond aux recherches posées juste après un accident, et une page de petits dommages pour les recherches sans assurance. Données structurées AutoBodyShop, communes de l’agglomération lavalloise citées, fiche Google reliée.
La réalisation
Le site livré compte quatre pages intérieures, un formulaire de devis photo en trois étapes, une réservation en ligne pour les petites réparations et trois documents à télécharger, dont une lettre type pour annoncer son choix de réparateur à l’assureur. L’information sur les pièces de réemploi, obligatoire en ligne, figure sur la page de l’atelier.
Élodie ajoute les réalisations et modifie les prix de départ depuis son poste. La carrosserie reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès. Après la mise en ligne, on suit les demandes de devis photo, la part de sinistres et de petits dommages, et les pages lues juste avant l’envoi.





