Le brief
Olivier a été sommelier pendant dix ans avant d’ouvrir Le Pot d’Ainay, en 2005, dans le quartier d’Ainay, à Lyon. Camille l’a rejoint en 2019 pour développer les vins de Savoie et du Bugey, les bières et les spiritueux. La cave vit bien de ses habitués. Elle souffre en revanche face aux foires aux vins et aux sites nationaux, qui affichent des prix et livrent partout.
Il pose le problème ainsi : « Mes clients me font confiance au comptoir parce que je leur explique. Sur Internet, je n’ai qu’une photo de bouteille et un prix. » Il voulait un site qui parle comme lui, et qui remplisse ses soirées de dégustation du jeudi.
Ce qu’on a compris
Peu de clients cherchent une appellation. La plupart partent d’un plat, d’une occasion et d’un budget, avec la peur de se tromper. Au comptoir, le caviste lève cette peur en quelques phrases. En ligne, ce sont les fiches qui doivent le faire, avec les mots du caviste.
Deux rendez-vous fidélisent mieux que n’importe quelle promotion : les dégustations, où l’on apprend en goûtant, et un envoi régulier de bouteilles choisies. Les habitués veulent savoir d’un coup d’œil s’il reste des places un jeudi donné.
Enfin, la vente d’alcool en ligne impose ses règles : l’âge confirmé avant la commande, la mention sanitaire, et un discours qui s’en tient aux faits sur le vin.
Nos choix
Un héros qui part du plat. Le titre dit le métier du caviste : « Dites-nous le plat, on trouve la bouteille. » À côté de la photo des rayonnages, une carte flottante présente le vin du vendredi, avec son prix et l’accord du moment.
Des fiches écrites par la cave. Chaque bouteille porte le cépage, le terroir, le degré, la température de service et le plat qui va avec. Ce sont des informations objectives, celles que la loi Évin autorise, et elles aident davantage qu’une note sur cent recopiée ailleurs. La sélection se filtre par région, Beaujolais en tête.
Les dégustations et le club au milieu de la page. L’agenda affiche les places restantes et le prix de la soirée. Le club propose trois formules sans engagement, avec une fiche expliquée pour chaque bouteille. Le portrait d’Olivier vient ensuite, écrit à la première personne.
Le style éditorial, comme une carte des vins. Logo au centre, Instrument Serif pour les titres, Lora pour le texte : une typographie de livre, lisible sur de longues fiches. Bordeaux, crème et un vert de vigne, sans tonneau ni grappe dessinée. La mention sanitaire et l’interdiction de vente aux mineurs figurent dans le pied de page, sur toutes les pages.
Une page pour les professionnels. Les restaurateurs du centre-ville commandent souvent au téléphone. La page contact leur donne un point d’entrée, avec les conditions de livraison et de paiement.
Référencement local. Des données structurées Product sur chaque bouteille et LiquorStore pour la cave, une FAQ qui répond aux questions d’accord les plus fréquentes, des pages qui visent Lyon et la Presqu’île.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, la sélection, les dégustations, la cave, le contact. Olivier et Camille ajoutent une bouteille, écrivent ses deux lignes et ouvrent une date de dégustation eux-mêmes ; l’agenda se ferme seul quand les douze places sont prises.
Côté suivi, on regarde les retraits en cave, les inscriptions aux dégustations et les abonnements au club. Début octobre, on prépare ensemble la saison des coffrets : page mise en avant, délais de livraison, rappel aux entreprises clientes.





