Le brief
Coralie Le Saout a passé dix ans en institut à Brest. En 2024, quand l’épilation à la lumière pulsée s’est ouverte aux esthéticiennes formées, elle a ouvert Zone Claire rue de Brest, à Morlaix : deux cabines, un comptoir de bilan, et une seule activité. Inès Prigent l’a rejointe en 2025. Le centre ouvre de 12 h à 21 h du mardi au vendredi, et le samedi jusqu’à 16 h.
Sa demande : « Mes clientes et mes clients travaillent. Ils ne peuvent pas venir à 15 heures. Je veux qu’on sache en dix secondes qu’on est ouvert le soir, combien coûte une zone, et qu’on ne vend pas de forfait à quelqu’un sur qui ça ne marchera pas. »
Ce qu’on a compris
Le client d’un centre d’épilation compare trois choses : le prix de sa zone, le moment où il peut venir, et la sécurité. Sur la plupart des sites du métier, le prix est caché dans un PDF, les horaires en bas de page, et la sécurité se résume au mot « définitif ».
Le cadre a changé : depuis le décret du 24 mai 2024, l’esthéticienne qui pratique la lumière pulsée doit avoir suivi la formation fixée par l’arrêté du 19 février 2025, et le centre affiche les risques, les contre-indications et la recommandation de consulter un médecin. Le site en fait un argument : attestations datées, bilan et test obligatoires, refus écrits, « épilation durable » partout.
Nos choix
Un héros de nuit. Fond crépuscule, « 21 h » géant en lavande derrière le titre en capitales condensées, et deux bandes photo verticales : le flash sur une jambe, la vitrine éclairée un soir de pluie avec le viaduc au fond. Sous le titre, une ligne entre crochets : ouvert jusqu’à 21 h, bilan obligatoire, deux esthéticiennes formées, femmes et hommes.
La carte du corps. Deux silhouettes, face et dos, onze zones à toucher. La fiche de la zone donne le prix d’une séance, le forfait, le nombre habituel de séances, l’intervalle et la durée. On cumule les zones, le total s’affiche, et demi-jambes plus cuisses passent d’eux-mêmes au tarif jambes entières. Le bouton reporte les zones dans le formulaire.
Ouvert ce soir. La semaine sur une échelle de 9 h à 21 h, la tranche 18 h – 21 h en corail, le jour du visiteur repéré. La barre de navigation calcule le statut à l’heure du visiteur : ouvert ce soir, fermé, ou réouverture mardi.
La prudence écrite. Le bilan et le test en trois temps, un encadré « Quand on vous dit non » (poils clairs, peau bronzée, grossesse, tatouage, traitement photosensibilisant), et ce que le centre ne fait pas : laser, épilation à l’aiguille, promesse de définitif.
Le calendrier de cure. On choisit la date de la première séance, le nombre de séances et l’intervalle : les dates s’affichent avec leur jour, les séances de printemps et d’été sont signalées. Une jauge d’octobre à septembre montre la période conseillée.
Le style. Capitales condensées Mohave, texte en Kantumruy Pro, crépuscule, corail flash et lavande. Des crochets pour les informations pratiques, des pilules pour les boutons et les étiquettes. Rien de doré, rien de spa : un centre de quartier ouvert tard.
La réalisation
Le site tient sur une seule page. Le menu mène aux zones et prix, aux horaires, au bilan, au calendrier de cure, aux forfaits et aux questions. Le formulaire demande les zones, le créneau et un moyen de rappel, sans aucune question de santé : elles sont posées au bilan. Sur téléphone, les bandes photo deviennent deux vignettes rondes, la silhouette passe en onglets face et dos, la semaine en lignes, le tableau des forfaits en cartes, et une barre basse garde le bouton de réservation à portée de pouce. Coralie met à jour les prix et les horaires elle-même, et le centre reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





