Le brief
Maison Hennequeville est un salon de massage bien-être installé depuis 2019 dans une ancienne maison de pêcheur de Trouville-sur-Mer, à deux rues des Planches. Margaux Lefranc l’a ouverte après dix ans dans l’hôtellerie de la Côte Fleurie ; Inès Carpentier l’a rejointe en 2022. Deux cabines, dont une double, un petit salon pour le thé.
La demande de Margaux : « Le week-end, les Parisiens réservent par téléphone pendant que je masse, et je rate la moitié des appels. » Elle voulait la carte, les prix et les bons cadeaux en ligne. Elle voulait surtout que les gens comprennent ce qu’on fait chez elle, et ce qu’on n’y fait pas.
Ce qu’on a compris
Réserver un massage chez quelqu’un qu’on ne connaît pas demande un peu de confiance. Le client se demande comment se passe la séance, ce qu’on attend de lui, qui le recevra. Sans réponse, il ne réserve pas, ou il appelle au mauvais moment.
Le vocabulaire fait tout. Depuis 2016, le mot « massage » est ouvert aux praticiens du bien-être, mais le soin reste l’affaire des professionnels de santé. Le site ne pouvait donc ni promettre de soulager, ni parler de « consultation » ou de « patient ». Les techniques réservées aux esthéticiennes ou aux kinésithérapeutes n’avaient pas leur place sur la carte. Ce cadre sert aussi à écarter les demandes déplacées que connaissent beaucoup de salons.
Nos choix
Les créneaux dans le premier écran. Le héros « rendez-vous » affiche les prochains créneaux libres à côté d’une photo de la cabine, avec trois choix : le massage, la durée, la praticienne. Les badges donnent la fourchette de prix et le cadre, « massages de détente, sans visée thérapeutique ».
Une carte qui décrit au lieu de promettre. Trois onglets : massages, duo, petits formats. Chaque ligne dit les gestes, le rythme, la pression, la durée et le prix. Le massage future maman précise à partir de quand, dans quelle position, et avec l’accord de qui.
Le cadre juste après la carte. Un bloc sobre dit ce que le salon propose et ce qu’il ne propose pas : pas de drainage, pas de modelage esthétique, une orientation vers un kinésithérapeute pour une ordonnance ou une douleur, et une règle ferme sur les demandes déplacées. La première visite suit, étape par étape, tenue comprise.
Les bons cadeaux, vendus pendant les séances. Un bloc à part, sur fond sable, avec l’envoi par e-mail le jour choisi et la validité d’un an. C’est ce qui se vend la veille de la Saint-Valentin, pendant que Margaux masse.
La Côte Fleurie en filigrane. Habillage salon aux images en arche, logo centré, bleu de cabine de plage et sable. Josefin Sans rappelle les affiches des années 30 de la côte, DM Sans assure la lecture. Les praticiennes sont présentées avec leurs formations, et nommées pour ce qu’elles sont.
La réalisation
Le site comprend l’accueil et quatre pages : la carte, la première visite, les bons cadeaux et les infos pratiques. La réservation en ligne envoie le questionnaire de première visite avec la confirmation, et une liste d’attente propose les créneaux libérés. Les conditions d’annulation sont affichées avant de réserver.
Margaux modifie seule la carte, les prix, les horaires d’été et le bandeau des fêtes. On suit avec elle les massages les plus consultés et les périodes de vente des bons pour ajuster l’accueil au fil de l’année. Elle reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





