Le brief
Soizic Le Goff tatoue depuis 2012. Elle a ouvert La Bordée en 2018 rue Saint-Malo, dans le quartier de Recouvrance, sur la rive des marins de la Penfeld. Elle y travaille avec Malo Quéré, tatoueur en blackwork et ornemental, et un troisième poste reçoit un tatoueur invité chaque mois. Le studio est connu pour ses flashs marins, dessinés et peints à l’aquarelle sur place, et pour son flash day mensuel.
Sa demande : « Nos flashs sont punaisés au mur du studio et personne ne les voit avant d’entrer. Je voudrais que le site soit ce mur-là : qu’on choisisse un dessin, qu’on sache sa taille et son prix, et que les demandes de projet arrivent complètes, avec une taille et un emplacement. »
Ce qu’on a compris
Un studio de traditionnel vend d’abord des dessins. Les gens viennent pour une hirondelle, une rose, un trois-mâts, et beaucoup font leur premier tatouage sur un flash parce que tout y est déjà décidé : le motif, la taille, le prix. Le site doit montrer la planche le plus tôt possible, et dire ce qui est encore disponible.
Pour les projets sur mesure, le problème est inverse : des demandes sans taille ni emplacement, une photo floue, et la question du prix. La demande doit poser les bonnes questions dans le bon ordre, et refuser poliment ce que le studio ne fait pas.
Les règles du métier rassurent plus qu’elles ne contraignent : chaque tatoueur a déclaré son activité à l’ARS et suivi la formation aux règles d’hygiène, un mineur a besoin de l’accord écrit d’un parent, les risques et les soins sont expliqués par écrit, et une photo où l’on reconnaît quelqu’un demande son accord. Le site les écrit clairement, sans en faire un argument commercial.
Nos choix
Le mur du studio en premier écran. Sur fond noir, le nom du studio en gothique, immense, au centre. Autour, huit pièces scotchées et légèrement de travers : des flashs recadrés dans la planche de Soizic, une photo de pièce cicatrisée, Soizic au travail et le ticket du prochain flash day. Le titre réel de la page, en petit, en bas à gauche, avec deux liens : voir les flashs, proposer un projet.
Une barre en bas d’écran. Rien en haut : le menu vit en bas, avec l’état de l’agenda (ouvert pour novembre et décembre) et le lien vers la demande de projet. Sur téléphone, il s’ouvre vers le haut, en lettres gothiques.
La planche sur papier. Seul écran clair de la page : douze flashs, chacun scotché, avec son numéro, sa taille, l’emplacement conseillé, le prix indicatif et l’artiste. Des tampons « réservé » et « une seule fois ». Un filtre Soizic, Malo ou tous. Le flash choisi est repris dans la demande.
Le carnet de bord. La demande de projet ressemble à une feuille de carnet : style, emplacement sur une silhouette face et dos qu’on touche, taille obligatoire, couleur, budget, références, âge. Pour un mineur, le lien vers l’autorisation parentale apparaît.
Le reste en lignes nettes. Les artistes en lignes numérotées, avec ce que chacun ne fait pas. Les prix expliqués, de l’acompte au report. L’hygiène en quatre lignes. Les soins en frise, du jour même à toute la vie.
Le style. Noir, os et papier flash, et les quatre couleurs des flashs réservées aux numéros et aux pastilles. Grenze Gotisch pour le nom et les titres, Victor Mono pour tout le texte. Angles vifs partout ; le ruban adhésif et les pointillés de calque de transfert sont les seuls ornements.
La réalisation
Le site tient sur une seule page. La barre basse mène aux flashs, aux artistes, au projet, aux soins et au studio. Soizic et Malo mettent à jour la planche (flashs réservés, nouveaux flashs, tampons), les dates des flash days et l’état de l’agenda eux-mêmes. Sur téléphone, le nom passe sur deux lignes et le collage se réduit à cinq pièces, la planche passe sur deux colonnes, les vignettes des artistes s’affichent sous chaque ligne et la frise des soins devient verticale. Le studio reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





