Le brief
Christelle Bourdais coiffe depuis l’âge de seize ans. En 2004, elle a repris un salon de la rue Nationale, à Ernée, et l’a appelé Chèvrefeuille. Trois fauteuils, un bac, le carrelage d’origine et un coin pour les enfants près de la vitrine. Manon travaille avec elle depuis 2011, Clara prépare son brevet professionnel en alternance. Le samedi matin, le salon prend sans rendez-vous ; le lundi, il est fermé et Manon part coiffer à domicile, comme le jeudi après-midi.
Le salon n’avait qu’une page sur un annuaire, avec des horaires périmés. Christelle résumait ses deux soucis : « Le samedi matin, les gens passent la tête par la porte pour voir s’il y a du monde, et ils repartent. Les enfants de mes clientes m’appellent de Laval ou de Rennes pour savoir si on peut aller chez leur mère. »
Ce qu’on a compris
Dans un salon de bourg, le site ne sert pas à faire rêver. Il répond à trois questions simples : est-ce que j’attends longtemps ce samedi, combien ça coûte pour moi et pour les enfants, et est-ce que quelqu’un peut venir coiffer ma mère. Si le site y répond, le téléphone sonne moins pendant les coupes et le samedi se répartit mieux sur la matinée.
La coiffure à domicile a deux publics. La personne âgée, qui appelle elle-même et veut un jour fixe, et ses enfants, souvent loin, qui cherchent sur internet et veulent savoir comment ça se passe. Il fallait parler aux deux, avec des phrases simples et des caractères lisibles.
Nos choix
Le samedi matin tout en haut. Juste sous le titre, un banc dessiné montre combien de personnes attendent, avec l’attente estimée, mises à jour par le salon entre deux coupes. À côté, les heures calmes et les heures chargées d’un samedi ordinaire invitent à venir à l’ouverture ou après onze heures et demie, et les règles sont écrites : dernière coupe prise à quelle heure, couleurs seulement sur rendez-vous.
Des prix pour toute la famille. Les tarifs sont rangés en quatre colonnes, femmes, hommes, enfants et seniors, comme une carte de vitrine avec ses pointillés. La page Tarifs donne vingt-quatre prestations avec leur durée et leur prix, les mêmes qu’en vitrine. Sur téléphone, chaque colonne devient une carte.
Le rendez-vous de la semaine en quatre choix. La prestation, le jour, le moment de la journée et la coiffeuse si on a une préférence : le salon rappelle pour confirmer l’heure et envoie un SMS la veille. Rien n’est demandé pour réserver.
La coiffure à domicile pour les personnes âgées. Les trois tournées, lundi matin, lundi après-midi et jeudi après-midi, sont présentées commune par commune, dans l’ordre de passage. Un proche peut faire la demande pour son parent, et la fiche laissée après le premier passage, à garder près du téléphone, rappelle le jour et le numéro du salon.
L’identité. Une fleur de chèvrefeuille pour logo, un store festonné sous l’en-tête, du prune, du rose poudre, de la crème et une touche de vert d’eau. Tout le texte est en Bricolage Grotesque ; quelques notes manuscrites en Caveat commentent les photos, comme sur le cahier de rendez-vous.
La réalisation
Le site compte trois pages : l’accueil avec le samedi matin, les prix, les rendez-vous, la coiffure à domicile, le salon et l’équipe ; les tarifs complets ; la coiffure à domicile avec les tournées, les prix et la demande. Les photos montrent la devanture et son chèvrefeuille, le salon, la salle d’attente un samedi, une coupe d’enfant et une coiffure chez une dame de quatre-vingt-cinq ans. Les recherches visées associent la coiffure, Ernée et les communes voisines.
Le salon reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





