Le brief
Armelle Tual a ouvert Contre-Jour en 2015 à Paramé, à deux rues de la digue de Saint-Malo, après vingt ans en institut à Dinard et à Rennes. Avec Lénaïg Robin et Maud, elle propose des soins du visage et de la silhouette sur appareils : radiofréquence, LED, palper-rouler motorisé, pressothérapie et froid à visée esthétique. Pas d’épilation, pas d’injection, pas de médecin.
Sa demande : « Mes clientes ont entre trente-cinq et soixante ans. Elles ont vu passer toutes les promesses sur les réseaux, et elles arrivent méfiantes. Je voudrais un site qui leur dise ce qu’on fait vraiment, ce qu’on ne fait pas, et qu’on commence toujours par regarder leur peau. »
Ce qu’on a compris
Une cliente qui cherche un soin du visage ou de la silhouette compare des pages qui promettent des centimètres et des cellules détruites. Elle ne sait plus à qui se fier, et elle se demande surtout si c’est sûr et si on va lui vendre une cure dès la première visite. Ce qui la rassure, c’est d’entendre qu’on va d’abord regarder sa peau, et ce que l’appareil ne fera pas.
Le cadre est précis. Les injections, le détatouage, l’épilation électrique à l’aiguille, la cryothérapie à visée médicale et les techniques invasives de destruction des graisses reviennent aux médecins, selon la DGCCRF. Le froid utilisé en centre esthétique ne doit détruire aucune cellule, et toute allégation doit pouvoir être démontrée. Le site s’y tient : pas d’avant/après, pas de résultat chiffré, des contre-indications sur chaque fiche, et des tarifs identiques à l’affichage du centre.
Nos choix
Des panneaux posés sur le granit. La page est faite de grands panneaux sable aux coins arrondis, posés sur un fond gris de granit malouin, alternés avec des sections sombres. Le premier panneau réunit l’en-tête et le héros : titre en Bellefair dont la seconde ligne, « à la lumière du jour », prend la couleur ambrée du soleil bas.
La lumière derrière la photo. La photo du diagnostic, une loupe éclairante devant une fenêtre d’automne, est cadrée dans un rectangle arrondi, avec un halo ambré derrière elle. Sur la photo, la carte du prochain diagnostic libre donne le jour et l’heure, deux autres créneaux en pastilles, et reporte le choix dans le formulaire.
Partir de la préoccupation. Trois portes chevauchent le bas du héros : teint et texture, fermeté du visage, jambes et silhouette. Elles mènent à six cartes numérotées entre parenthèses, filtrables visage ou silhouette, chacune éclairée d’une lueur différente. Sur chaque carte, ce que le centre propose, le rythme, la sensation, et la ligne « ce que le soin ne fait pas ».
Le diagnostic, les appareils, la cure. Le diagnostic se lit en quatre temps sur une frise, à côté de l’encadré bleu de ce qui peut faire refuser un soin. Quatre fiches d’appareils, sans marque, donnent principe, sensation, durée, rythme et contre-indications. Puis une maquette de la proposition de cure, sur papier, avec son prix total et ses conditions d’arrêt : on décide chez soi, pas en cabine.
La ligne de partage. Une section sombre sépare deux colonnes par un trait de lumière : ce que fait le centre, ce qui revient à un médecin. Dessous, le lien vers le portail officiel de signalement des effets indésirables.
Le style. Sable, granit, encre, ambre et bleu de la Rance. Bellefair pour les titres, Noto Sans pour le texte et les tarifs. Boutons pilules à pastille ronde, numéros entre parenthèses, une seule image poétique par section.
La réalisation
Le site tient sur une seule page. Le menu mène aux préoccupations, au diagnostic, aux cures, aux tarifs, à l’équipe et à l’accès. Le formulaire ne demande aucune donnée de santé : un prénom, un téléphone, une préoccupation et un créneau, et Maud rappelle dans la journée. Sur téléphone, les panneaux passent en pleine largeur, la carte du diagnostic glisse sous la photo, les trois portes défilent au doigt, le filtre reste collé en haut, les fiches d’appareils se replient en accordéon et une barre « Appeler · Mon diagnostic » reste en bas de l’écran. Armelle met à jour ses créneaux et ses tarifs elle-même, et reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





