Le brief
Isabelle tient seule quatre chambres d’hôtes dans une maison de pierre de Bayeux. Ici, on reste une nuit, rarement une semaine : randonneurs du GR223, couples en week-end, voyageurs qui longent la côte d’étape en étape. Les demandes tombent au téléphone, par e-mail et sur les plateformes, souvent pour le soir même ou le lendemain. Chaque message l’oblige à vérifier le planning avant de répondre, parfois en plein service du petit-déjeuner.
Sa demande était précise : que les marcheurs trouvent la maison, voient s’il reste une chambre, sachent à quelle heure le petit-déjeuner est servi, et qu’ils puissent faire sécher leurs chaussures.
Ce qu’on a compris
Un marcheur choisit une étape autant qu’une chambre. Il regarde d’abord la distance jusqu’au sentier, puis la disponibilité du soir, puis les détails qui comptent quand on arrive à pied : l’heure d’arrivée possible, un petit-déjeuner assez tôt, un endroit pour le linge mouillé, un moyen de faire porter son sac. S’il ne trouve pas la réponse depuis son téléphone, à l’étape précédente, il passe à l’adresse suivante sur la carte.
La maison n’a pas besoin de se vendre comme un hôtel de charme. Elle a mieux : une hôtesse qui a fait le sentier et qui en connaît les exigences.
Nos choix
Un site qui se lit comme un carnet. Habillage Maison, sans arrondis ni ombres. Le héros n’a pas de bandeau plein cadre : un grand titre en Instrument Serif, deux photos décalées et une note manuscrite sur l’heure du petit-déjeuner. Le texte courant est en Lora, une typographie à empattements faite pour lire. Le rose ancien des tomettes et le lin donnent la palette. Le logo trône au centre de l’en-tête, entre les deux moitiés du menu, comme une enseigne.
La disponibilité juste sous le titre. Un tableau des prochains soirs, chambre par chambre, répond à la seule question qui compte à 18 h. Il reste aligné sur les plateformes : une chambre prise ailleurs se ferme aussitôt ici.
Le petit-déjeuner en carte. Il fait partie du prix et du plaisir de l’étape, il a donc sa carte, avec les options pour la route : pique-nique, thermos, service avancé à 7 h.
La journée du marcheur en étapes. De l’arrivée à 17 h jusqu’au taxi qui porte le sac à l’étape suivante, chaque service est dit, avec son prix. Isabelle ne fait pas table d’hôtes, et le site le dit aussi.
Une demande plutôt qu’un paiement immédiat. Pour quatre chambres, Isabelle préfère confirmer elle-même, sous deux heures, avec un lien d’acompte. Le formulaire recueille l’essentiel : la chambre souhaitée, la date, le nombre de nuits, les besoins du marcheur.
Le référencement. La page des étapes répond aux recherches des marcheurs qui préparent leur itinérance, avec des distances approximatives et assumées comme telles. Les données structurées décrivent une chambre d’hôtes, ses horaires et ses services.
La réalisation
Le site compte quatre pages, en français et en anglais. Isabelle met à jour ses disponibilités depuis son téléphone, ou laisse la synchronisation le faire pour les réservations des plateformes. Elle modifie seule ses prix, ses dates de fermeture et la carte du petit-déjeuner. Le nom de domaine et les accès sont à son nom.
Après une saison, on regarde ensemble les demandes reçues, l’heure à laquelle elles arrivent et les questions encore posées par e-mail. Chaque question qui revient trouve sa réponse sur le site.





