Le brief
La cidrerie existe depuis 1952 sur une ferme de Cambremer, dans le Pays d’Auge. La petite-fille du fondateur l’a reprise en 2019, avec son père qui presse encore à ses côtés. Neuf hectares de vergers haute tige, un pressoir à paquets, un chai en pierre et une boutique ouverte toute l’année. En ligne, une page Facebook et une liste de prix photocopiée.
La demande tenait en deux phrases. Les gens qui s’arrêtent au chai veulent savoir d’où vient le cidre, qui le fait et quand on presse. Et beaucoup téléphonent pour savoir si la boutique est ouverte avant de faire vingt minutes de route.
Ce qu’on a compris
Un cidre fermier s’achète sur la confiance. Au supermarché, le client choisit une étiquette ; au Clos, il choisit une famille, un verger, une façon de faire. Tout ce qui distingue la cidrerie tient donc dans son histoire : les arbres plantés par le grand-père, le chai construit par le père, le vieux pressoir remis en route par la fille.
Cette histoire tombe bien, parce que la loi Évin encadre ce qu’un site peut dire d’une boisson alcoolisée : l’origine, la composition, le degré, le mode d’élaboration, les conditions de vente. C’est justement ce que les visiteurs demandent au comptoir. Il n’y avait rien à inventer, seulement à écrire.
Reste la question pratique, celle qui fait sonner le téléphone : les horaires. Ils changent avec la saison, le pressage et les vacances. Il fallait les rendre visibles partout et faciles à modifier.
Nos choix
L’ordre de l’accueil. Le récit ouvre la page : un héros plein cadre sur le verger à l’automne, puis une frise de 1952 à 2019. Viennent ensuite la fabrication en accordéon, cinq étapes de la cueillette au pommeau, puis la gamme en quatre bouteilles avec degré et prix. Le mot de Camille, signé, précède la réservation de la visite et les horaires de la boutique.
Une carte « En ce moment au Clos ». Posée sur le héros, elle dit si le pressoir tourne, quand a lieu la prochaine visite et quels jours la boutique ouvre. Camille la modifie depuis son téléphone, en deux minutes, au fil des saisons.
Le design. Un habillage terroir, avec la Young Serif pour les titres : ses empattements épais rappellent les étiquettes imprimées des années 1950. Le rouge de la pomme cuite et le jaune du cidre composent la palette, sur un fond crème et des sections en papier kraft. Un bandeau fait défiler les variétés du verger, Bisquet, Binet rouge, Petit Jaune.
La vente d’alcool. Le message sanitaire figure en haut de chaque page. La réservation d’un carton passe par une confirmation de majorité. Aucune photo de fête ni de verre levé : des pommes, un pressoir, des fûts et des bouteilles.
Le référencement local. Chaque page vise une recherche réelle : « cidrerie Cambremer », « visite pressoir cidre Lisieux », « pommeau de Normandie vente directe ». Les horaires sont déclarés dans les données structurées et repris à l’identique sur la fiche Google.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, l’histoire, la gamme, les visites et la boutique. La famille modifie seule les horaires, ouvre ou ferme les créneaux de visite, change un prix ou ajoute une cuvée. Les réservations de cartons arrivent par e-mail avec le jour de passage choisi, et les colis de fin d’année ne sont proposés qu’en novembre et en décembre.
Après la mise en ligne, on regarde avec Camille les appels qui demandent encore les horaires, le remplissage des visites du samedi et les pages lues par les visiteurs de l’été. C’est à partir de ces constats qu’on ajustera la carte « En ce moment » avant la saison du pressage suivante.





