Le brief
Un cabinet de courtage de quatre personnes à Mayenne, tenu par une ancienne de l’assurance agricole et un ancien gestionnaire de sinistres. Ses clients sont surtout des artisans du bâtiment, des exploitants agricoles et des commerçants, plus quelques centaines de familles. Le site existant présentait une liste de produits, comme celui d’une compagnie, en moins complet.
Karine Brault a résumé son agacement : « Les gens comparent nos devis avec ceux d’internet sans voir ce qu’il y a dedans. Moi je veux qu’ils sachent qu’on est là le jour où le hangar brûle. » Le cabinet voulait des demandes accompagnées du contrat actuel, et un site utile à ses clients le jour d’un sinistre.
Ce qu’on a compris
Le travail d’un courtier ne se voit pas sur un comparateur : une activité oubliée dans une décennale, une perte d’exploitation mal calculée, un sinistre suivi jusqu’à l’indemnisation. Le site devait rendre ce travail visible, avec des exemples tirés des chantiers et des fermes du pays.
Un artisan ne cherche pas « courtier en assurance ». Il cherche l’assurance de son activité, dans sa ville. Une page par métier lui parle directement. Le jour d’un dégât des eaux ou d’un incendie, le client cherche autre chose : quoi faire, tout de suite, sur son téléphone.
Le métier impose enfin ses règles : immatriculation ORIAS sur chaque page, rémunération expliquée, procédure de réclamation accessible à tous, et le nom de l’assureur sur chaque proposition.
Nos choix
Le devis dans le héros. Trois champs posés sur une photo de cour de ferme : ce qu’il faut assurer, le code postal, le téléphone. Le formulaire complet, plus bas, invite à envoyer l’avis d’échéance après l’appel, pour que l’analyse commence avant le rendez-vous.
Le sinistre en haut de page. Un bandeau d’annonce renvoie à la page sinistre, un bloc d’urgence suit les garanties, et le bouton « Sinistre » reste en bas de l’écran sur mobile. La page elle-même donne cinq réflexes dans l’ordre, les délais de déclaration en tableau et le numéro du cabinet.
Un habillage atelier. Bleu franc et jaune, typographie Oswald serrée, texture kraft discrète. L’ensemble évoque le chantier et la ferme plutôt que la tour de bureaux. Les photos montrent les associés sur le terrain, un hangar après une tempête, un plafond après un dégât des eaux.
Les avis, avec retenue. Trois témoignages de clients, publiés avec leur accord, sans note ni classement. Ils racontent un sinistre suivi ou une garantie corrigée, pas un prix.
Les obligations en clair. ORIAS dans le héros et en pied de page, liens avec les assureurs, rémunération et réclamations sur la page du cabinet, sans connexion. Données structurées InsuranceAgency et fiche Google décrivant la marche à suivre en cas de sinistre.
La réalisation
Le site comprend l’accueil et quatre pages : professionnels, particuliers, sinistre, cabinet. Les questionnaires d’étude se téléchargent, et chaque demande arrive avec l’activité, la commune et l’assureur actuel.
Le cabinet met à jour seul ses questionnaires, ses horaires et ses pages métier. On suit ensuite les demandes par métier et les visites de la page sinistre, qui dit beaucoup de ce que les clients attendent d’un courtier.





