Le brief
Une conseillère en gestion de patrimoine installée à Neuilly-sur-Seine depuis 2015, après dix-huit ans en banque privée à Paris. Elle travaille seule, avec une assistante à mi-temps, et ses nouveaux clients arrivent presque tous par un notaire ou un expert-comptable de l’Ouest parisien. Elle n’avait pas de site, seulement une fiche Google.
Sa demande était précise : « Mes clients arrivent par leur notaire ou leur expert-comptable. J’aimerais qu’avant de me rencontrer, ils sachent comment je travaille et comment je suis payée. Le reste se dit en rendez-vous. » Le site devait donc préparer la rencontre, sans jamais chercher à vendre.
Ce qu’on a compris
Personne ne confie son patrimoine sur la foi d’un slogan. Le prospect qui reçoit le nom de la conseillère par son notaire va vérifier trois choses : qui elle est, sous quels statuts elle exerce, et comment elle est rémunérée. Ces informations existent, puisqu’elles sont publiques, mais elles sont rarement présentées simplement.
Les clients, eux, ne pensent pas en produits. Ils vendent une entreprise, partent à la retraite dans cinq ans, héritent d’une maison sur la côte normande. La réglementation ajoute son cadre : communication exacte et claire, aucun rendement promis, statuts affichés, et le mot « indépendant » réservé à ceux qui ne gardent aucune commission.
Nos choix
La discrétion comme principe. Un en-tête minimal, beaucoup d’air, des titres en Cormorant Garamond, du sable et un vert de mer. Le héros éditorial associe un bureau baigné de lumière et le portrait de la conseillère en vignette, pour qu’on sache à qui l’on parle. Aucune photo de billets, aucune courbe boursière.
Des situations plutôt que des produits. L’accueil présente cinq moments de vie, la page dédiée liste les questions que se posent ces clients et rappelle le rôle du notaire, de l’expert-comptable et de l’avocat. Le site ne cite aucun placement.
La rémunération sans détour. Le premier rendez-vous est offert, le bilan et le suivi ont leur prix, les commissions sont expliquées. Une phrase dit pourquoi la conseillère ne se présente pas comme « indépendante » : c’est la plus honnête du site, et sans doute la plus rassurante pour un prospect prudent.
Des statuts vérifiables. Statuts et numéro ORIAS sur l’accueil, en pied de page et sur une page qui détaille les activités couvertes par chacun, avec la procédure de réclamation et les médiateurs.
Un formulaire sans chiffres. La demande de rendez-vous porte sur le motif et sur le prescripteur éventuel, jamais sur le montant d’un patrimoine.
La réalisation
Le site comprend l’accueil et quatre pages : situations, méthode et rémunération, statuts et réclamations, rendez-vous. Les documents réglementaires se téléchargent et la conseillère les met à jour seule, comme ses lieux de rendez-vous.
Données structurées FinancialService, fiche Google alignée sur les statuts, pages écrites avec les questions réelles des clients. On suit ensuite les demandes de rendez-vous et la part qui arrive par un prescripteur, pour enrichir les situations les plus lues.





