Le brief
Gaëlle Hamon dirige une agence indépendante à La Baule depuis 2006 : quatre négociateurs, une assistante, une quarantaine de biens en portefeuille. Ses annonces fonctionnent bien sur les grands portails, et les acquéreurs de Nantes, d’Angers ou de Paris appellent. Les vendeurs baulois, eux, se font rares. Ce sont pourtant eux qui font vivre une agence.
Sa demande tient en deux phrases : « Je veux qu’on trouve nos biens chez nous avant de les voir ailleurs. Et je veux que les propriétaires du quartier nous appellent pour l’estimation. »
Ce qu’on a compris
Deux publics passent par le même site, avec des attentes opposées. L’acquéreur arrive avec une question précise (qu’y a-t-il à vendre, dans quel quartier, à quel prix) et veut une réponse immédiate, souvent depuis son téléphone, souvent à 450 kilomètres de La Baule. Le vendeur ne se déclare pas. Il regarde les prix, compare les agences, parfois pendant des mois, et cherche une raison de faire confiance.
Les portails répondent très bien au premier et ignorent le second. Un site d’agence qui se contente de copier les portails perd donc sur les deux tableaux. Il fallait faire mieux qu’eux pour l’acquéreur sur un point précis, les biens en avant-première et les alertes, puis montrer au vendeur, au détour de chaque page, que l’agence connaît sa rue.
Nos choix
La recherche dès le premier écran. Le héros est un moteur de recherche posé sur une photo plein cadre : secteur, type de bien, budget, nombre de pièces. Les six derniers biens entrés en mandat suivent aussitôt, avec leur étiquette DPE en couleur. Un acquéreur pressé a sa réponse sans faire défiler la page.
L’estimation juste après. Le troisième bloc s’adresse au vendeur : trois champs, et la promesse d’un avis de valeur écrit sous cinq jours ouvrés. Viennent ensuite les secteurs, chacun rattaché à un négociateur nommé, puis les ventes récentes, présentées avec leur délai plutôt qu’avec leur prix.
La conformité comme argument. Prix honoraires inclus, prix hors honoraires, DPE, dépenses d’énergie, lien Géorisques : chaque fiche affiche ce que la réglementation impose, et le barème complet se trouve à un clic de chaque annonce. On a choisi de l’expliquer franchement sur la page Acheter. Un acquéreur qui compare avec les portails voit la différence.
Le design. L’habillage « séjour », avec ses cartes arrondies et ses titres en Fraunces, donne de la chaleur à un site dense en chiffres. L’anthracite reprend l’ardoise des villas, le vert-bleu celui de la baie à marée haute. L’en-tête transparent laisse la maison occuper tout l’écran.
Le référencement local. Une page par secteur, rédigée à partir d’un entretien avec le négociateur concerné, répond aux recherches du type « maison à vendre Guérande ». Les données structurées RealEstateAgent et la fiche Google, reliées au site, complètent le travail.
La réalisation
L’agence dispose de six modèles de pages, dont la fiche bien, et d’annonces synchronisées depuis son logiciel de transaction : aucune double saisie, et un bien vendu quitte le site de lui-même. Les négociateurs rédigent leurs pages de secteur et leurs articles de marché depuis l’administration, sans passer par nous. Le barème se met à jour en un seul endroit et se répercute partout.
Dans les mois qui suivent, on regarde avec Gaëlle le nombre de demandes d’estimation, les alertes créées et les pages qui les déclenchent. Ces chiffres-là, plus que le trafic global, décident des pages à enrichir en priorité.





