Le brief
Un cabinet d’expertise comptable manceau, créé en 2016 par deux associés venus d’un grand cabinet. Onze personnes aujourd’hui, une organisation très outillée, et une croissance faite de recommandations. L’ancien site tenait sur une page, avec la liste de missions que tous les cabinets affichent dans les mêmes termes.
Mathilde Rozé a formulé la demande ainsi : « On a de bons clients, et quelques dossiers qu’on n’aurait jamais dû prendre. Je veux qu’une infirmière libérale ou un menuisier comprenne en deux minutes si on est faits pour lui. Et qu’un collaborateur ait envie de nous écrire. » Deux objectifs, donc : mieux choisir ses clients, et recruter.
Ce qu’on a compris
Un dirigeant cherche un expert-comptable à un moment précis : une création, un seuil franchi, une réponse qui se fait attendre chez son cabinet actuel. Ses questions reviennent toujours : combien cela coûte, connaissez-vous mon métier, qui aurai-je au téléphone, comment changer en cours d’année. Tant que ces réponses manquent, il n’appelle pas, ou il appelle tous les cabinets de la ville pour comparer un prix.
Un collaborateur comptable, lui, veut savoir comment on travaille : taille des portefeuilles, télétravail, outils, formation. Le même site peut répondre aux deux, à condition de montrer le cabinet de l’intérieur plutôt que de le décrire.
Nos choix
Des profils plutôt qu’une liste de missions. Juste sous le héros, cinq onglets : créateur, artisan et commerçant, profession libérale, société avec salariés, association. Chaque onglet dit ce que fait le cabinet pour ce profil, avec un prix de départ. Un visiteur qui ne se reconnaît dans aucun onglet a sa réponse, et une page dit franchement quels dossiers le cabinet ne prend pas.
Les honoraires et l’échéancier en haut de page. Trois formules « à partir de », puis le tableau des échéances du mois, repris dans une carte posée sur la photo du héros. C’est la partie du site qui change chaque mois : elle donne une raison de revenir et montre le suivi mieux qu’un paragraphe. Le changement de cabinet, que beaucoup repoussent d’année en année, tient en quatre étapes.
Un habillage pro. Bleu pétrole et vert menthe, cartes arrondies, Space Grotesk pour les titres, dont les chiffres restent nets dans les tableaux. Le ton est direct, avec une pointe d’humour sur la TVA du vendredi soir, sans jamais comparer le cabinet à ses confrères ni promettre d’économie d’impôt.
Le recrutement à l’accueil. Les offres d’emploi apparaissent sur la page d’accueil, pas au fond d’un menu. Pour un cabinet qui cherche des collaborateurs, c’est souvent la page la plus lue par les candidats.
Le référencement. Une page par profil, des articles datés sur la facturation électronique ou le choix entre salaire et dividendes, des données structurées AccountingService et une fiche Google tenue à jour.
La réalisation
Le site comprend l’accueil et quatre pages : pour qui, honoraires, cabinet et recrutement, rendez-vous. Le formulaire demande le statut, l’activité et l’ordre de grandeur du chiffre d’affaires, ce qui suffit pour un premier chiffrage.
Le cabinet met à jour seul ses honoraires, ses offres d’emploi, ses articles et l’échéancier du mois. On suit ensuite la part des demandes qui correspond aux profils visés et les candidatures reçues par le site.





