Le brief
Julien Perraud a dirigé pendant dix ans une école de musique associative de l’agglomération nantaise. En 2019, il a créé Portée avec Camille Rousseau, développeuse, parce qu’aucun logiciel ne passait la rentrée de septembre sans douleur. L’équipe compte neuf salariés à Nantes, dont deux au support.
Lors du premier appel en visio, Julien a résumé ses clients : « des directeurs d’école et des bénévoles qui choisissent un logiciel en juin, le soir, après les auditions ». Ils veulent savoir combien ça coûte, si les familles s’en sortiront et où vont les données des enfants. L’ancien site, lui, parlait de modules et de workflow.
Ce qu’on a compris
Un éditeur de logiciel vend souvent à des gens qu’il ne rencontre jamais. Le trésorier d’une école de musique lit deux ou trois pages, regarde les prix, puis ouvre un essai ou ferme l’onglet. Le site doit donc répondre dans l’ordre où les questions se posent : est-ce fait pour mon école, qu’est-ce que ça change à ma rentrée, combien ça coûte, où vont les données.
La dernière question pèse plus lourd qu’ailleurs. Les écoles confient des dossiers d’enfants, et les conservatoires publics ont un délégué à la protection des données qui lira la page ligne à ligne. Écrire « hébergé en France » ne suffit pas : il faut décrire toute la chaîne des sous-traitants, et dire ce que le logiciel n’est pas fait pour contenir.
Nos choix
Le produit dans le premier écran. Le héros « product » montre l’application sur un ordinateur, un planning sur tablette et un paiement sur téléphone. Le titre parle de la rentrée et des nuits blanches du trésorier, pas de gestion intégrée. Une carte rappelle l’essai de 30 jours sans carte bancaire.
Une page par usage. Inscriptions, plannings, factures, messages, professeurs : chaque onglet décrit ce que vit l’école, avec l’écran correspondant. Une frise suit l’année scolaire, de juin à octobre.
Des prix affichés. Trois formules selon le nombre d’élèves, avec ce qui fait varier le prix et ce qui se passe à la fin de l’essai. Les frais de paiement des familles sont mentionnés, pour éviter la surprise.
La sécurité sur l’accueil. Un bloc sombre décrit le rôle de sous-traitant, les lieux de chaque service, les sauvegardes et la réversibilité, et précise que Portée n’est pas conçu pour des données de santé. Le contrat de sous-traitance, la liste des sous-traitants et le dossier sécurité sont téléchargeables sans formulaire.
Un style net. L’habillage pro, ses cartes arrondies, Outfit et DM Sans, un indigo et un corail. La barre d’infos rappelle l’hébergement et le support en français sur chaque page.
La réalisation
Le site compte neuf pages, dont une par usage, les tarifs, la sécurité, le centre d’aide et les nouveautés. Il est séparé de l’application : le formulaire d’essai crée le compte dans le logiciel et envoie les accès. L’équipe ajoute une page d’usage ou une nouveauté à partir d’un modèle, sans toucher à la mise en page.
Après la mise en ligne, on suit avec Julien les pages qui mènent aux essais et celles qui en amènent peu, pour les retravailler avant la saison de juin. Portée reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





