Le brief
Yannick Le Roux couvre les toits de l’Avranchin depuis 1998. Son fils Mathis l’a rejoint à la sortie des Compagnons, Kevin façonne le zinc à l’atelier. L’entreprise vit du bouche-à-oreille et n’a jamais manqué de travail. Ce qui lui manque, ce sont les bons chantiers au bon endroit.
Sa demande tenait en deux phrases, prononcées sur le parking de l’atelier : « Le téléphone sonne pour des gouttières à Saint-Lô et pour des gens qui veulent un prix sans qu’on monte. Moi, je veux des toits à moins de trente kilomètres, et des clients qui acceptent qu’on regarde avant de chiffrer. » Son ancien site, une page unique faite il y a dix ans, ne disait ni où il travaillait, ni comment.
Ce qu’on a compris
Deux sortes de clients appellent un couvreur. Celui qui a une fuite veut savoir si on viendra vite. Celui qui prépare une réfection redoute le devis et cherche quelqu’un d’honnête. Avant de décrocher, les deux se posent les mêmes questions : l’entreprise vient-elle chez moi, est-elle assurée, combien de temps faudra-t-il attendre ?
Yannick, lui, a une conviction qu’on a voulu mettre au centre : on ne chiffre pas un toit depuis le trottoir. Il préfère perdre un client pressé que promettre un prix qu’il devra corriger une fois là-haut. Le site devait assumer ce parti pris dès le titre, et trier les demandes par la distance plutôt que par le prix.
Nos choix
Le devis dans le premier écran. Le héros porte un formulaire de trois questions : le type de travaux, la commune, le téléphone. La commune est la première chose que Yannick demande au téléphone ; elle arrive donc avec chaque demande. Le titre, « On monte sur le toit avant de vous donner un prix », résume sa méthode en une ligne.
L’urgence juste après les métiers. Les prestations sont présentées en onglets, chacune avec ce qu’elle comprend et sa durée habituelle. Juste en dessous, un bandeau d’urgence tempête donne le numéro direct. Pendant les alertes météo, c’est ce que les gens cherchent sur leur téléphone, souvent sous la pluie : le bouton d’appel reste fixé en bas de l’écran.
Des chantiers situés. Chaque réalisation porte sa commune et son année. Un habitant de Genêts qui voit une longère refaite dans son bourg n’a pas besoin d’autre argument. La zone d’intervention liste les communes où l’équipe va vraiment, et dit franchement qu’au-delà, on oriente vers un confrère.
Le style d’un atelier. Archivo grasse, bleu ardoise, orange de sécurité pour les boutons et un motif d’écailles d’ardoise sur les bandeaux. L’histoire familiale tient en un titre, « Le père, le fils, et Kevin », et en trois chiffres modestes : l’année de création, l’effectif, la distance. Les photos montrent des mains, du zinc et des toits du pays, jamais un couvreur de catalogue.
Le référencement local. Une page par prestation, des communes citées là où elles ont un sens, une fiche Google alignée sur le site et des données structurées de couvreur.
La réalisation
Le site compte huit pages : une par prestation, les réalisations, l’entreprise et la demande de devis. Le formulaire accepte les photos prises depuis le jardin. Mathis ajoute un chantier depuis son téléphone en quelques minutes : trois photos, la commune, une ligne de texte. Yannick modifie seul le texte du bandeau d’urgence quand une tempête est annoncée.
Après la mise en ligne, on regarde avec lui d’où viennent les demandes, la part qui arrive de sa zone et les recherches locales sur lesquelles ses pages remontent. Il reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





