Le brief
Gaëlle et Yann Gasnier ont créé L’Atelier du Tri au Mans en 2020, après avoir vidé la maison de leur grand-mère à Bonnétable. Yann avait travaillé dix ans dans une ressourcerie, Gaëlle venait de l’immobilier. Aujourd’hui, ils vident des maisons après un décès ou un départ en maison de retraite, des caves et des greniers, des logements pour des bailleurs, avec un camion de 20 m³ et un dépôt-vente à Changé.
Leur demande : « Les familles ont peur que tout parte à la benne, et que des objets disparaissent. On veut montrer qu’on trie tout, qu’on met de côté les papiers et les photos, et où partent les meubles. Et que les enfants qui vivent à Paris ou à Lyon peuvent tout organiser sans venir. »
Ce qu’on a compris
La famille qui appelle une société de débarras a déjà beaucoup à porter. Elle redoute deux choses : que des souvenirs partent par erreur, et que des objets de valeur disparaissent sans qu’on lui en parle. Ces peurs se désamorcent par l’écrit, bien avant le premier rendez-vous. Une promesse de débarras « rapide et gratuit » ne rassure personne.
Autre réalité de la Sarthe : les enfants vivent souvent loin de la maison à vider. Ils ne peuvent pas faire l’aller-retour à chaque étape et doivent pouvoir tout organiser à distance. Enfin, le métier a ses règles : un devis signé au domicile ouvre un délai de rétractation, et la revente d’objets suppose une déclaration et un registre. Les dire clairement fait partie de la transparence.
Nos choix
Une histoire plutôt qu’un slogan. L’entreprise est née d’une maison vidée trop vite, et de lettres perdues. Yann le raconte en quelques lignes au milieu de l’accueil. C’est la meilleure preuve de ce qu’ils promettent.
Le chemin des objets, en tableau. Papiers et souvenirs, meubles de valeur, vaisselle et linge, électroménager, ferraille, et enfin la déchetterie : chaque catégorie a sa destination et le justificatif que la famille reçoit. Le bouton « Où vont les objets » du héros y mène directement.
Un prix au volume. Trois repères, du quart de camion au camion plein, avec ce qui fait monter ou baisser le prix. Le devis écrit reste la référence, et la reprise d’objets vient en déduction.
Un parcours à distance. Devis en visio, clés récupérées chez le notaire, cartons de souvenirs envoyés, photos de chaque pièce en fin de chantier : un bloc entier s’adresse aux familles de Paris, Lyon ou Bordeaux.
Le design. Un habillage studio chaleureux, terracotta et pêche, des titres en Young Serif. Le héros en collage associe un meuble porté hors d’une longère, des mains qui trient des photos et le dépôt-vente. Le grand nom de marque en pied de page signe le site comme une enseigne.
La réalisation
Le site comprend l’accueil et quatre pages : après un décès, le tri des objets, notaires et bailleurs, contact. La page des prescripteurs donne aux études et aux agences un lien à transmettre, avec les documents utiles. Gaëlle ajoute elle-même les nouvelles pièces du dépôt-vente et met à jour les délais. Le référencement vise le débarras de maison et le vide-maison après succession au Mans et dans la Sarthe, et les mentions légales indiquent le médiateur de la consommation. Gaëlle et Yann restent propriétaires de leur nom de domaine et de leurs accès.





