Le brief
Clémence Aubry est diététicienne à Laval depuis 2016. Avant, elle a passé six ans à l’hôpital, en diabétologie. Elle partage un cabinet près de la gare avec une orthophoniste et une psychomotricienne, et consulte le jeudi à Évron. Son agenda se remplit par les médecins du secteur, et par un téléphone qui sonne pour de mauvaises raisons.
Sa demande tenait en une phrase : « La moitié des appels commencent par : vous faites les régimes ? » Elle voulait que les gens sachent ce qu’elle fait avant de décrocher, et que les médecins sachent comment lui adresser quelqu’un. Elle avait aussi une exigence : pas une silhouette, pas un chiffre de kilos, nulle part.
Ce qu’on a compris
On ne cherche pas une diététicienne par curiosité. La recherche commence après une prise de sang, un diabète découvert, une grossesse, un enfant qui prend du poids, un parent qui mange moins. La personne ne sait pas ce qui l’attend au cabinet, ni si c’est pour elle. Ce qui la fait hésiter, c’est l’inconnu du premier rendez-vous et le prix.
Le titre de diététicienne est protégé, mais sur internet il se noie parmi les coachs et les programmes en ligne. Le site devait montrer ce titre, expliquer la consultation sans la vendre, et dire franchement ce que Clémence oriente ailleurs. Les médecins, sages-femmes et pharmaciens formaient un second public, moins nombreux mais décisif.
Nos choix
Un titre qui parle de repas. Le héros est éditorial, presque sans image : une grande phrase, « Un premier bilan d’une heure, à partir de vos vrais repas », et une photo de table de cuisine. La balance n’apparaît nulle part ; la note manuscrite le dit même en toutes lettres.
Le bilan juste sous le héros. Cinq temps, avec la durée de chacun : ce qu’on fait avant de venir, ce dont on parle, ce qu’on essaie d’abord. C’est la page qui fait franchir le pas, on l’a donc placée en premier. Le carnet alimentaire se télécharge et s’imprime : aucune donnée de santé ne transite par le site, et le formulaire de rendez-vous ne demande ni poids ni traitement.
Les situations en accordéon, avec leurs limites. Diabète, cholestérol, grossesse, enfants, parent âgé, chirurgie de l’obésité : chaque situation dit avec qui Clémence travaille. L’introduction prévient qu’un trouble du comportement alimentaire se suit à plusieurs.
Des prix sans détour. Le bilan, le suivi et le point court sont affichés, avec la phrase qui évite dix appels : l’Assurance maladie ne rembourse pas, certaines complémentaires si. Le portrait vient ensuite, écrit à la première personne, avec le BTS, l’inscription au RPPS et l’absence de tout lien commercial.
Une palette qui apaise. Habillage doux aux angles ronds, sauge et abricot sur un fond crème, titres en DM Serif Display pour la chaleur, texte en DM Sans pour la lecture. Le pied de page reprend le nom en très grand, avec le titre et le rappel du RPPS.
La réalisation
Le site compte l’accueil et quatre pages : les situations suivies, le premier bilan, les tarifs et une page pour les prescripteurs, que Clémence envoie aux cabinets médicaux de Laval et d’Évron. Les lieux de consultation affichent chacun leurs jours, visio comprise. Les boutons de rendez-vous peuvent mener à son agenda en ligne actuel.
Clémence modifie seule ses délais du moment, ses congés et ses tarifs. On suit avec elle les recherches qui amènent des visiteurs, pour renforcer les pages qui comptent, comme celle sur le diabète ou sur la consultation des enfants. Elle reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





