Le brief
Relais Médical du Bocage est un magasin indépendant de matériel médical à Saint-Lô. Gilles Osmont l’a ouvert en 1991 ; sa fille Aurélie l’a repris en 2017, associée à Kévin Lecluse, technicien. Deux livreurs-installateurs, une conseillère au comptoir et un atelier de réparation derrière le magasin complètent l’équipe.
Aurélie est arrivée avec une scène qui se répète : « Les familles nous appellent la veille de la sortie, à 18 h 30, et on découvre l’escalier en colimaçon en livrant. » Elle voulait des demandes complètes, arrivées plus tôt, et que les gens sachent qu’on essaie les fauteuils au magasin plutôt que de les choisir sur un catalogue en ligne.
Ce qu’on a compris
Le besoin arrive d’un coup : une fracture, une hospitalisation, une maladie qui avance. La famille cherche le soir, depuis la chambre d’hôpital, et veut trois réponses : livrez-vous chez moi, dans quel délai, que faut-il fournir. Le service social de l’hôpital cherche les mêmes, plus vite encore.
Le cadre est strict. Un dispositif médical remboursé ne se vante pas auprès du public, et le remboursement n’est jamais un argument. Ce qui distingue le magasin d’un site national, ce sont ses services : une livraison installée, un espace d’essai, un technicien qui revient en cas de panne. Le site devait parler de ces services, pas de produits.
Nos choix
Le retour d’hôpital dans le héros. Une barre de réservation demande la date de sortie, la commune et le type de logement. Juste dessous, les cinq étapes, avec une mesure concrète : 2 mètres sur 1 pour le lit, et un passage autour. La demande arrive avec ce qui compte pour l’installation.
La zone en toutes lettres. Dix-huit communes listées, les délais habituels selon la distance, et une phrase honnête pour ceux qui habitent plus loin. Pas de « livraison dans toute la région ».
Des familles de matériel, pas des fiches produits. Les onglets présentent ce qu’on loue et ce qu’on vend, avec le service qui va avec : montage, réglage, essai, reprise. Aucun adjectif de vente, aucune mention du remboursement à côté d’un lit ou d’un fauteuil.
La prise en charge à part. Un bloc et une page dédiés expliquent l’ordonnance, le tiers payant et le nouveau cadre des fauteuils roulants, datés et reliés à ameli.fr. C’est là, et seulement là, qu’on parle de remboursement.
L’accès décrit au centimètre. Porte automatique de 1,20 mètre, deux places réservées, espace d’essai de 60 m² sans marche ni tapis : une personne en fauteuil sait avant de venir qu’elle entrera. La ligne SAV est dans la barre du haut de chaque page.
Un dessin d’atelier. Oswald en titres, Inter Tight en texte, vert bocage et orange de signalisation, un motif de courbes de niveau. Les photos montrent le camion, l’atelier et des mains qui règlent un lit.
La réalisation
Le site comprend l’accueil et quatre pages : retour à domicile, location et achat, prise en charge, le magasin et contact. Une ligne réservée aux soignants évite le standard aux infirmiers, ergothérapeutes et services sociaux. Le formulaire ne demande aucune pièce jointe médicale.
Aurélie modifie seule les horaires, les communes et les délais du moment ; la page sur les fauteuils roulants est relue avec elle à chaque évolution des règles, la prochaine en décembre 2026. Le magasin reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





