Le brief
Karim Haddad et Manon Perret ont créé Bascule en 2018, dans le quartier Monplaisir. Lui vient de l’automatisme industriel, elle s’est formée à l’intégration KNX. Avec quatre installateurs et une personne à l’assistance, ils équipent des appartements et des maisons de Lyon et de la première couronne, quelques bureaux et des gîtes.
C’est Manon qui a formulé la demande : « Les gens arrivent avec deux peurs : que tout s’arrête quand la box plante, et d’être prisonniers d’une marque. Et ils croient qu’on vend des ampoules qui changent de couleur. On voudrait parler de chauffage, de volets, de leur mère qui vit seule, et dire ce qui se passe après l’installation. »
Ce qu’on a compris
La domotique souffre de son image. Les publicités montrent des gadgets, les forums parlent de protocoles, et le particulier ne voit pas ce qui changera dans sa journée. Il a surtout deux inquiétudes qu’aucun vendeur ne traite de front : la panne d’internet et la dépendance à une marque.
Bascule a une règle d’installation qui répond aux deux : tout ce qui compte fonctionne en local, sur des standards ouverts. Il fallait la dire tôt, en termes simples, puis parler de besoins plutôt que d’appareils. Et montrer l’après-installation, que personne ne présente.
Nos choix
La peur en titre. Le héros centré montre un séjour du soir, volets fermés, sans un objet lumineux de catalogue. Le titre répond à la première objection : une maison qui marche même quand la box ne marche plus. Une carte flottante propose le bilan à domicile.
Partir de la journée. Cinq raccourcis mènent à cinq besoins : chauffage, volets et lumière, sécurité, parent âgé, gîte ou bureau. Les onglets qui suivent décrivent chacun avec ses limites, un prix de départ quand il a un sens, et les règles qui s’appliquent : régulation pièce par pièce à venir, caméras qui ne filment que sa propriété, démarchage interdit pour les équipements du maintien à domicile.
Un tableau franc. « Box coupée : qu’est-ce qui marche encore ? » liste les fonctions, la réponse, et pourquoi. Les standards ouverts suivent, sans logo de marque : les marques figurent sur le devis.
L’assistance tarifée. Trois formules, avec leurs délais et leurs prix TTC, et une phrase qui rassure plus que les autres : si l’entreprise fermait, l’installation continuerait de fonctionner et appartient au client.
Un habillage swiss. Unbounded pour les titres, Geist pour le texte, anthracite et vert menthe sur gris clair. L’ensemble évoque un interrupteur bien dessiné plus qu’une vitrine d’électronique. Les photos montrent des tableaux propres, des interrupteurs et des radiateurs, aucune ampoule colorée.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les réalisations, l’assistance, les professionnels et le bilan de la maison. La page professionnels présente trois cas et les règles de régulation et d’automatisation des bâtiments tertiaires, textes à l’appui. La page assistance donne trois gestes simples et les guides à télécharger.
Manon ajoute une installation depuis son téléphone, avec le besoin de départ et la commune. Le formulaire de bilan prépare la visite. Après la mise en ligne, on suit les besoins qui amènent le plus de demandes, et on développe les pages correspondantes. Les associés restent propriétaires de leur nom de domaine et de leurs accès.





