Le brief
Camille Hébert teint de la laine depuis 2019 dans l’ancienne laiterie d’une ferme du Pays d’Auge, à dix minutes de Lisieux. Elle vend surtout en ligne, partout en France et un peu en Belgique. Olivier, son compagnon, prépare les colis deux jours par semaine, et une tricoteuse de Livarot teste chaque patron avant sa sortie.
Sa boutique en ligne avait été installée par un ami, puis laissée telle quelle. Camille l’a résumé sans détour : « Les clientes me demandent si la couleur de la photo est la vraie, combien coûte l’envoi et si elles peuvent renvoyer un écheveau. Et depuis juin, j’ai compris qu’il me fallait un bouton de rétractation. Ma boutique actuelle, je ne sais même plus qui l’a installée. »
Ce qu’on a compris
Face à une boutique inconnue, une tricoteuse cherche des raisons de se méfier. La couleur est sa première inquiétude, les frais de port la deuxième, le retour la troisième. Chacune de ces questions arrivait par courriel chez Camille, souvent la veille d’une commande qui ne se faisait pas.
Le cadre légal avait aussi bougé. Depuis le 19 juin 2026, une boutique qui vend à des particuliers doit proposer une fonction de rétractation en ligne, gratuite, pendant tout le délai. Les CGV de Camille renvoyaient encore vers la plateforme européenne de règlement des litiges, fermée en juillet 2025. Et la teinture à la demande, faite selon les choix de la cliente, devait être signalée comme exclue du droit de rétractation avant le paiement.
Nos choix
Les engagements avant les produits. Le héros, en plein cadre sur des écheveaux qui sèchent, porte une carte de trois lignes : frais de port sur chaque fiche, livraison offerte dès 60 €, quatorze jours pour changer d’avis. La barre de réassurance le répète juste en dessous, avec le retrait gratuit à l’atelier.
Des fiches qui répondent aux courriels. Composition, poids, métrage, aiguilles conseillées, numéro de bain et écheveaux restants dans ce bain. Le code postal saisi sur la fiche affiche les frais d’envoi. La teinture à la demande porte sa mention « produit personnalisé » dès la carte produit.
Le nuancier pour la couleur. Six coloris de la saison, chacun avec sa teinte et une phrase qui la situe dans le Pays d’Auge. La note explique la variation entre deux bains, et comment l’éviter en commandant tout en une fois.
La rétractation en quatre étapes. Le bouton dans le compte, l’accusé de réception immédiat, le renvoi, le remboursement. Aucun formulaire à imprimer. Les frais de retour sont annoncés, comme le médiateur de la consommation, présent dans le pied de page et la FAQ.
La teinturière montrée. Un bloc raconte la laiterie, les marmites et l’origine exacte des bases, sans écrire « laine française » partout. Le tutoiement suit la façon dont Camille parle à ses clientes, en restant précis sur les chiffres.
Le style d’une boutique. En-tête marchand avec recherche, favoris et panier, barre d’annonce. DM Serif Display pour les titres, Geist pour les fiches. Crème, prune et moutarde, un motif de points discret. Les photos sont prises à la lumière du jour, couleurs non corrigées.
La réalisation
La boutique fonctionne sous WordPress et WooCommerce, et Camille en reste propriétaire, données clients comprises. Elle ajoute un bain depuis l’atelier : photo, numéro, quantité. La fonction de rétractation, les CGV mises à jour et le parcours de paiement ont été testés sur un téléphone ordinaire avant la mise en ligne.
Olivier voit les commandes à préparer et imprime les étiquettes depuis l’administration. On assure les mises à jour des extensions et des moyens de paiement, avec des sauvegardes vérifiées. Avant les fêtes, on calcule ensemble les dates limites d’envoi à afficher en haut des pages.





