Le brief
Camille Duval a été auxiliaire vétérinaire pendant huit ans dans une clinique d’Évreux avant de devenir éducatrice canine. Elle a déclaré son activité en préfecture en 2021, loue un terrain clôturé à Guichainville et se déplace à domicile dans 20 km. Sa chienne Moka, adoptée au refuge, l’accompagne presque partout.
Sa demande était très claire : « Les gens m’appellent en me demandant si je “dresse”. Certains arrivent avec un collier étrangleur qu’on leur a conseillé ailleurs. Je veux qu’ils sachent comment je travaille avant de réserver, et que ceux qui cherchent autre chose aillent voir ailleurs. »
Ce qu’on a compris
Un maître qui cherche une éducatrice canine a presque toujours une inquiétude : un chiot qui mordille, un chien qui tire, un adopté qui tremble. Il a souvent déjà essayé quelque chose, un conseil de voisin, une vidéo, un club. Avant d’appeler, il veut savoir trois choses : comment on travaille, si on vient chez lui, et combien coûte le premier rendez-vous.
Le métier est aussi encadré. Les outils qui font mal ou peur sont interdits depuis l’arrêté du 19 juin 2025, le mordant demande un certificat de capacité, la formation des détenteurs de chiens de catégorie est réservée aux formateurs agréés. Camille voulait dire tout cela sans ton de donneuse de leçons, et surtout sans promettre de résultat.
Nos choix
Un rendez-vous dans le premier écran. Le héros « rendez-vous » affiche les prochains créneaux de bilan à domicile, avec deux champs seulement : le type de séance et le chien. Les badges rappellent la déclaration en préfecture, la zone et l’absence de collier coercitif.
Les situations avant les prestations. Quatre cartes décrivent ce que vivent les maîtres, avec leurs mots : « chaque promenade ressemble à une séance de ski nautique ». Chacune dit par quoi commencer. Puis Camille se présente, avec Moka.
Une méthode qui dit aussi ce qu’elle refuse. La page méthode est la plus importante du site. Elle liste ce que Camille fait, les outils qu’elle n’utilise jamais et pourquoi, ce qu’elle ne propose pas (le mordant, l’attestation d’aptitude) et ce qu’elle ne promet pas. Le maître qui a lu ces lignes sait à qui il a affaire.
Le tutoiement du bord de terrain. Camille tutoie ses clients au terrain, le site aussi. Le ton reste doux et précis. L’habillage studio, Fraunces pour les titres, Plus Jakarta Sans pour le texte, l’indigo et le jaune d’une balle de tennis, un motif de courbes de niveau pour les promenades : un site gai qui ne fait pas enfantin.
Des prix et des règles. Quatre formules avec leur prix TTC, leur validité et leurs conditions. Le planning des cours distingue les chiots, les jeunes chiens et les adultes, et la règle météo est écrite : cours reporté, jamais perdu.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les cours et séances, la méthode, les tarifs et la réservation. Camille ouvre ses créneaux de bilan depuis son téléphone et déclenche l’alerte météo le samedi matin en un geste. Le questionnaire arrive avant chaque premier rendez-vous, parfois suivi d’une vidéo.
Le guide des dix premiers jours s’envoie automatiquement contre une adresse e-mail, et les exercices partent après chaque séance. La fiche Google reprend l’adresse du terrain et les communes desservies. Camille reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès, et on fait le point avec elle à chaque rentrée des cours collectifs.





