Le brief
Deux grimpeurs-élagueurs associés près de Flers vivent un métier à deux vitesses. La plus grande partie de l’année, ils taillent, démontent et abattent sur des chantiers qu’ils planifient. Puis une tempête passe, et le téléphone sonne sans arrêt pendant trois jours. Impossible, au bout du fil, de distinguer l’arbre couché sur une chambre des trois branches tombées dans une pelouse.
Leur ancien site tenait sur une page : un numéro, une photo de tronçonneuse, la liste des prestations. Ils voulaient deux choses. Que les urgences arrivent triées, avec des photos. Et que le reste de l’année, on les appelle pour des tailles d’hiver et des démontages délicats, pas seulement pour des arbres déjà par terre.
Ce qu’on a compris
Un propriétaire qui cherche un élagueur a presque toujours peur de quelque chose : un arbre qui penche, une branche au-dessus du toit, un câble tout proche. Il veut savoir si l’entreprise est sérieuse, et il se méfie des équipes de passage qui proposent leurs services au porte-à-porte.
Ce qui rassure, ici, c’est la précision. Des consignes claires en cas de tempête. Une explication de la rétention, qui justifie un prix plus élevé qu’un abattage direct. Des règles dites franchement : les déclarations obligatoires près d’une ligne, la déclaration en mairie pour un arbre protégé, l’absence de crédit d’impôt sur l’élagage. Et une position assumée, le refus d’étêter un arbre sain, qui attire les propriétaires attachés à leurs arbres.
Nos choix
L’urgence en haut de chaque page. La barre d’infos commence par la ligne tempête, suivie des horaires et de la zone. Sous le héros, un bandeau jaune donne les consignes et le numéro. Une page dédiée détaille la marche à suivre et publie les délais réels, jour après jour, pendant une alerte.
Un héros plein cadre, et deux photos demandées. L’image d’un grimpeur dans un chêne dit le métier sans un mot. Le titre, lui, pose une question et donne l’action : envoyer deux photos. Une carte flottante affiche les délais de la semaine, une information que les clients cherchent tous.
L’habillage studio, poussé vers le sombre. Vert forêt presque noir, jaune de casque en accent, titres en Bricolage Grotesque, épais et lisibles sur un téléphone en plein vent. La section sur l’étêtage passe sur fond sombre, à côté du grimpeur, pour marquer une prise de position.
L’ordre des blocs. Urgence, qualifications, prestations en accordéon, prise de position, parcours du devis sur photo, chantiers, puis un avis client en grand. La FAQ répond aux questions de règles (autorisations, lignes électriques, crédit d’impôt) ; la zone d’intervention précède le formulaire. Le détail des vérifications avant abattage, en tableau, est sur la page des prestations.
Le référencement. Des pages sur les recherches réelles : élagueur à Flers, arbre tombé après une tempête, dessouchage. Les communes desservies sont nommées, et la fiche Google reprend les mêmes mots.
La réalisation
Le site compte cinq pages et un formulaire qui accepte les photos prises sur place. Les associés publient une actualité depuis le téléphone, entre deux chantiers, quand une alerte vent est annoncée. Ils ajoutent eux-mêmes leurs chantiers récents.
Chaque automne, on relit ensemble la page urgences avant la saison des tempêtes : numéros, consignes, ordre de priorité. On suit ensuite la part des demandes arrivées avec photos et les recherches locales qui amènent des visiteurs.





