Le brief
Marie-Laure Besnard élève des bergers des Shetland depuis 2006, avec son mari Gilles, dans une longère du bocage de Domfront. Deux femelles, un mâle, deux portées au plus par an. Les chiens vivent dans la maison, les chiots naissent dans l’ancienne chambre d’amis.
Au premier rendez-vous, elle a posé son téléphone sur la table : « À chaque portée, je reçois deux cents messages : il en reste ? c’est combien ? on peut venir demain ? Je passe mes soirées à répondre à des gens qui n’ont jamais lu une ligne sur la race. » Elle voulait que les familles sachent tout avant d’écrire, et que celles qui écrivent soient prêtes.
Ce qu’on a compris
Une famille qui cherche un chiot arrive souvent méfiante. Elle a lu des histoires d’élevages peu scrupuleux et veut voir les parents, les conditions de vie, les résultats de santé. Mais elle arrive aussi pressée, parce qu’une portée, ça part vite. Le site devait ralentir le bon client sans décourager le sérieux.
La loi fixe déjà une bonne partie du contenu. Les chiots proposés vont dans une rubrique à part, avec des messages de sensibilisation. Chaque offre porte ses mentions : race, sexe, lieu de naissance, identification, âge, nombre de femelles et de portées, numéros Siren et Siret, prix. Le parcours suit un ordre précis : présentation de la mère, certificat d’engagement signé avec une mention manuscrite, sept jours au moins avant la cession, documents remis au départ. Plutôt qu’une contrainte, on en a fait la structure du site.
Nos choix
Les parents avant les chiots. Après le héros, Marie-Laure se présente à la première personne, puis viennent les trois reproducteurs avec leurs résultats de santé en étiquettes datées. Les chiots n’apparaissent qu’après un bloc de sensibilisation qui dit les choses : douze à quatorze ans d’engagement, un budget chaque mois, un chien qui aboie et qui perd ses poils.
Une portée publiée comme la loi le demande. Un tableau présente chaque chiot avec son sexe, son numéro de puce, sa date de naissance, son prix et son statut. Les mentions communes à la portée sont écrites juste en dessous. Les photos sont datées, renouvelées chaque dimanche.
Six étapes, dans l’ordre. La réservation est racontée comme elle se passe : questionnaire, appel, visite avec la mère, certificat d’engagement, sept jours de réflexion, départ. Aucun acompte n’est demandé avant la fin du délai, et le site le dit. Le formulaire remplace le « il en reste ? » par des questions sur le foyer.
Une maison, pas une vitrine. L’habillage maison, le logo centré et le héros collage montrent l’éleveuse, la mère et la portée. DM Serif Display pour les titres, Lora pour le texte, vert bocage et fauve sheltie, et un motif tressé en écho à la haie plessée qui a donné son nom au lieu.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, l’élevage, les portées et chiots, la réservation, le contact et la visite. Marie-Laure met à jour elle-même le statut de chaque chiot et ajoute les photos du dimanche depuis son téléphone. Une portée prévue s’ouvre à la liste d’attente en deux minutes.
La fiche Google indique des horaires sur rendez-vous et renvoie vers la page des portées, où figurent les mentions obligatoires. Les nouvelles des anciens chiots ne sont publiées qu’avec l’accord des familles. Marie-Laure reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès, et nous vérifions avec elle les règles de cession quand elles évoluent.





