Le brief
Delphine Rabiller a passé quinze ans dans la logistique d’un distributeur de meubles nantais. En 2017, avec son mari Olivier, elle a repris un entrepôt dans une zone d’activités d’Orvault pour y construire 186 box, du casier de 1 m² au box de 18 m² où l’on range une maison entière.
Son constat tenait en deux phrases : « Les gens m’appellent pour savoir quelle taille prendre, puis ils comparent avec des sites qui affichent un prix d’appel pour un casier et rien d’autre. Je veux tout afficher, taille par taille, avec ce qu’on met dedans. » Elle voulait aussi que l’on puisse réserver le soir, au moment où l’on organise vraiment un déménagement.
Ce qu’on a compris
Personne ne cherche un garde-meuble par curiosité. Il y a une date derrière chaque recherche : une vente signée avant l’achat suivant, un chantier qui démarre lundi, un bail étudiant qui s’arrête fin juin. Le client veut trois réponses, dans cet ordre : la taille qu’il lui faut, le prix au mois, et quand il pourra revenir chercher ses affaires.
Le point qui crée le plus de malentendus, c’est l’horaire. Un client lit « ouvert de 9 h à 18 h » et ignore qu’il peut entrer avec son code jusqu’à 22 h, ou l’inverse. L’autre, c’est l’assurance : une promesse vague se paie au premier dégât des eaux. Enfin, le tarif doit être le même en ligne et à l’accueil, où la réglementation impose déjà de l’afficher.
Nos choix
Un héros qui annonce la règle. L’habillage swiss et un héros éditorial posent le propos en très grand : du casier au garage, au mois, prix affichés. La photo de l’allée n’est là que pour situer. Les badges répondent aux trois questions du contrat : pas de frais de dossier, un mois minimum, quinze jours de préavis.
La grille des tailles au deuxième écran. Six formules, chacune avec son prix TTC, son volume, un exemple concret et sa disponibilité. Le 9 m² porte l’étiquette « Le plus loué », parce que c’est vrai. Le calculateur de volume suit immédiatement, avec la règle de conversion écrite noir sur blanc : divisez par 2,5, la hauteur des box.
Deux horaires, jamais confondus. L’accès et l’accueil ont chacun leur ligne, sur le site comme sur la fiche Google, et la barre d’annonce le répète en haut de chaque page. Un bloc décrit ce que l’on trouve un samedi à 19 h : code, caméras, quai, chariots.
L’assurance avec son plafond. Garantie de base, montant, option, exclusions, délai de déclaration : tout tient dans un bloc, avec le conseil de vérifier d’abord son assurance habitation. Le contrat, la rétractation des particuliers et les objets interdits ont leur page, en clair, avec les documents à télécharger.
Une identité de signalétique. Archivo pour les titres, Inter Tight pour le texte, noir d’encre et orange de porte de box, motif de grille sur les bandeaux. Les photos montrent les vraies allées et des box ouverts avec un vélo ou un carton pour donner l’échelle.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les tailles et prix, l’accès et la sécurité, le contrat et l’assurance, la réservation. Chaque matin, l’accueil met à jour les disponibilités depuis un téléphone, et la barre d’annonce change en deux clics quand une taille se libère.
La réservation en ligne envoie le contrat, les conditions générales, la liste des objets interdits et le plan d’accès. Les données structurées décrivent un self-stockage avec ses horaires d’accès. Delphine reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès, et on regarde avec elle, chaque printemps, les tailles qui partent en premier.





